Assurance Auto
Mutuelle Santé
Assurance Moto
Assurance Habitation
Assurance de prêt
Prévoyance
Assurance Animaux
Assurance vie
Plus d'assurances
GuidesActualitésLexiqueAssureursOutils Obtenir mon devis
Habitation · 01 juin 2026

Prix moyen assurance habitation : 323 € HT en 2025, ce que ce chiffre dit et ne dit pas

Prix moyen assurance habitation 2025 : 323 € HT toutes garanties, 351 € pour un contrat occupant, 191 € pour un propriétaire non occupant (France Assureurs). Ces trois montants viennent d'une publication de marché, pas d'un relevé de devis, et c'est ce qui les rend citables. Un quatrième couple de chiffres mérite pourtant plus d'attention que les trois premiers : les dégâts des eaux représentent 39 % des sinistres déclarés en multirisque habitation, mais l'incendie pèse le plus lourd dans la charge, 28,7 % contre 25,9 %. Le sinistre le plus fréquent n'est donc pas celui qui coûte le plus. Vous ne trouverez ici ni tableau par surface, ni carte par ville : ces grilles ne sont adossées à aucune source publique.

Les chiffres, et d'où ils viennent

Deux sources, et rien d'autre. La première est France Assureurs, « L'assurance habitation en 2025 », d'où proviennent les primes moyennes, les cotisations du marché et la charge des sinistres par garantie. La prime moyenne toutes garanties y est publiée hors taxes : la taxe sur les conventions d'assurance s'ajoute au montant réellement payé. La seconde est réglementaire, l'arrêté du 22 décembre 2023, qui a relevé la surprime destinée au financement du régime des catastrophes naturelles au 1er janvier 2025. Aucun montant n'est attribué à une compagnie, aucune moyenne par commune ni par surface n'est publiée en accès libre, et ces chiffres décrivent un marché, pas un logement : votre cotisation dépend de la surface, du capital mobilier déclaré et de la commune.

Prime moyenne MRH, toutes garanties (2025)323 € HT
Contrat occupant (2025)351 €
Contrat non occupant, PNO (2025)191 €

Prix moyen assurance habitation en 2025 : 323 € HT, 351 € occupant, 191 € non occupant

Pour l'exercice 2025, la prime moyenne d'une multirisque habitation toutes garanties s'établit à 323 euros hors taxes, en hausse de 7,8 % sur un an. Le détail par type de contrat est plus parlant que ce total. Un contrat occupant revient en moyenne à 351 euros, en progression de 7,9 %. Un contrat de propriétaire non occupant, celui que souscrit un bailleur sur un logement qu'il loue, revient à 191 euros, en hausse de 8,1 %.

Ces deux contrats ne couvrent pas la même chose. C'est ce qui explique l'essentiel de l'écart. Un propriétaire non occupant assure les murs, sa responsabilité de bailleur et les dommages qui pourraient lui être imputés, par exemple un défaut d'entretien de la toiture. Il n'assure ni le mobilier ni la vie quotidienne du logement, puisqu'il n'y vit pas. Notre page sur l'assurance propriétaire non occupant détaille ce périmètre. Un contrat occupant couvre les mêmes risques immobiliers, plus le contenu, plus la responsabilité civile de la vie privée des habitants.

Attention toutefois à ne pas soustraire ces deux moyennes pour en déduire le prix du contenu. Ce serait une inférence invalide : les logements assurés en propriétaire non occupant ne sont ni les mêmes biens, ni les mêmes surfaces, ni occupés par les mêmes populations que ceux assurés en contrat occupant. La différence entre 351 et 191 euros mesure l'écart entre deux populations de contrats, pas le coût d'une garantie.

Ce qui reste utilisable tient en une ligne : le capital mobilier déclaré est le paramètre du contrat que vous maîtrisez vous-même. Il figure aux conditions particulières, il est souvent resté figé depuis la souscription, et il se vérifie en une soirée, pièce par pièce.

Méthode retenue

Source unique : France Assureurs, « L'assurance habitation en 2025 ». La prime moyenne toutes garanties est exprimée hors taxes. Ces montants décrivent un marché, pas un logement : votre cotisation dépend de la surface, du capital mobilier déclaré et de la commune.

Les cotisations montent, pas le nombre de contrats

Le même rapport publie deux indicateurs qui, lus ensemble, disent d'où vient la croissance du marché. Les cotisations de multirisque habitation, catastrophes naturelles comprises, atteignent 15,0 milliards d'euros en 2025, en hausse de 8,4 %. Le nombre de contrats, lui, progresse de 0,6 %.

L'écart entre ces deux pourcentages est le fait marquant de l'exercice. La masse encaissée augmente parce que chaque contrat coûte plus cher. Pas parce qu'il y a beaucoup plus d'assurés. C'est cohérent avec la prime moyenne, en hausse de 7,8 % sur la même période, et cela referme un débat courant : la progression du chiffre d'affaires du secteur n'est pas un effet de volume.

Une précaution de lecture s'impose. Ne divisez pas les 15,0 milliards par un nombre de contrats pour reconstituer une prime moyenne : les deux indicateurs ne portent pas exactement sur le même périmètre, et le résultat n'aurait aucun sens. La prime moyenne publiée est calculée par France Assureurs sur son propre champ, et c'est celle-là qu'il faut citer.

Pour un assuré, cette lecture a une conséquence pratique. Une hausse de cotisation reçue en 2026 ne signale pas nécessairement un traitement particulier de votre dossier : elle s'inscrit dans un mouvement général, mesurable, et documenté. Ce qui mérite une question à votre assureur, c'est un écart nettement supérieur à cette tendance.

Le sinistre le plus fréquent n'est pas le plus coûteux

Les dégâts des eaux sont la garantie la plus sollicitée en multirisque habitation : 39 % des sinistres déclarés en 2025. Pourtant, ce n'est pas le premier poste de charge. L'incendie représente 28,7 % du coût total des sinistres, contre 25,9 % pour les dégâts des eaux.

La raison tient à la distribution des montants. Une fuite de machine à laver abîme un parquet et une cloison. Un incendie détruit un logement entier et son contenu, parfois avec relogement à la clé. Le premier arrive souvent et coûte peu. Le second arrive rarement et coûte énormément.

Cette asymétrie change la façon de lire un tableau de garanties. Sur les dégâts des eaux, le paramètre décisif est la franchise, puisque vous déclencherez probablement cette garantie plusieurs fois dans une vie de contrat : une franchise élevée y ronge l'indemnité à chaque fois. Côté incendie, le paramètre décisif devient le plafond, et accessoirement la garantie de rééquipement à neuf. C'est là que se joue la différence entre un logement reconstitué et un logement à moitié reconstitué.

Autrement dit, comparer deux contrats habitation sur une seule ligne n'a pas de sens. Lisez la franchise dégâts des eaux et le plafond incendie séparément, parce que le risque qu'ils couvrent n'a ni la même fréquence ni la même gravité. Notre page sur la déclaration d'un sinistre habitation détaille la procédure, et notre baromètre des franchises montre ce que le premier chiffre coûte réellement.

La charge des sinistres se déplace d'une garantie à l'autre

L'exercice 2025 fait bouger les postes dans des proportions inhabituelles. La charge des sinistres progresse de 22,1 % pour le poste tempête, grêle et neige, et de 10,8 % pour l'incendie. Elle recule de 13,4 % pour les dégâts des eaux et de 53,5 % pour les catastrophes naturelles.

Le recul des catastrophes naturelles appelle de la prudence, pas de l'enthousiasme. Une variation de cette ampleur sur une seule année ne dit rien du risque sous-jacent. La sinistralité climatique est volatile par nature. Une année isolée ne fait pas une tendance. Nous n'avons trouvé aucune source publiée expliquant ce recul, et nous nous abstenons donc de l'interpréter.

La progression conjointe de la tempête et de l'incendie est plus significative pour un assuré ordinaire, parce qu'elle touche des garanties présentes dans tous les contrats de multirisque habitation. La garantie tempête est d'ailleurs imposée par l'article L122-7 du code des assurances à tout contrat garantissant l'incendie ou d'autres dommages à des biens situés en France.

Deux de nos pages prolongent ce point sans chiffrer ce qui ne l'est pas : celle consacrée à l'inondation et à la catastrophe naturelle, et celle sur le retrait-gonflement des argiles, qui explique pourquoi la sécheresse relève d'un régime et d'une franchise à part.

Une part de la hausse est fixée par arrêté, pas par votre assureur

Toute hausse de cotisation n'est pas commerciale. Une ligne de votre prime est fixée par le pouvoir réglementaire, et elle a changé récemment. C'est la surprime destinée au financement du régime des catastrophes naturelles.

L'article A125-2 du code des assurances, dans sa version applicable depuis le 1er janvier 2025 issue de l'arrêté du 22 décembre 2023, fixe cette surprime à 20 % de l'ensemble des primes pour les biens autres que les véhicules terrestres à moteur, l'habitation comprise. Le taux antérieur était de 12 %. Côté automobile, le même arrêté porte la surprime à 9 % des primes afférentes aux garanties vol et incendie, ou, à défaut de telles garanties, à 0,75 % des primes dommages, contre 6 % et 0,5 % auparavant.

Cette hausse s'applique à tous les contrats, quel que soit l'assureur. Elle ne se négocie pas. La distinction change pourtant la conversation avec votre conseiller : on discute une révision tarifaire, on ne discute pas un taux fixé par arrêté.

Une seconde ligne produit un effet voisin sans être réglementaire : la clause d'indexation. Un contrat peut prévoir la revalorisation automatique des capitaux garantis et de la cotisation selon un indice de référence, souvent l'indice de la Fédération française du bâtiment. Cette clause figure aux conditions générales, et sa présence ou son absence se vérifie en deux minutes.

Avant de contester une augmentation, identifiez donc sa nature. Surprime réglementaire, indexation contractuelle et révision tarifaire décidée par l'assureur n'ont ni la même origine ni la même marge de discussion.

Pourquoi il n'y a pas de tableau par ville sur cette page

Aucune source publique en accès libre ne donne de prime moyenne d'habitation par commune, par département ou par région. C'est la raison de cette absence, et elle mérite d'être dite plutôt que contournée.

Les cartes tarifaires qui circulent proviennent de bases de devis propriétaires, dont l'échantillon dépend de la clientèle du site qui les publie et dont la méthode n'est pas publiée. Présenter une modélisation interne comme un fait de marché serait une facilité ; nous préférons ne rien afficher.

Les écarts territoriaux existent pourtant, et ils s'expliquent parfaitement sans montant. La sinistralité locale d'abord : cambriolage et dégradations en zone dense, exposition climatique ailleurs. Le coût de la reconstruction ensuite, qui dépend des prix locaux des matériaux et de la main-d'œuvre, et qui pèse directement sur l'indemnisation d'un sinistre grave. Le type de bâti enfin, puisqu'un appartement dans un immeuble collectif ancien et une maison isolée n'exposent ni aux mêmes risques ni aux mêmes montants.

Ces trois facteurs jouent à la commune. Parfois au quartier. Une moyenne régionale écraserait des écarts intérieurs souvent plus larges que l'écart affiché entre deux régions.

Ce que ces chiffres changent pour vous

Trois règles utilisables tout de suite, qui ne dépendent d'aucune moyenne. La première concerne la franchise catastrophe naturelle : elle est fixée par arrêté et non par votre contrat, à 380 euros par événement pour un bien à usage d'habitation et à 1 520 euros pour les dommages liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols, en application de l'article A125-6 du code des assurances dans sa version applicable depuis le 1er janvier 2024.

La deuxième concerne votre droit de partir. Après un an de contrat, une assurance habitation se résilie à tout moment, sans motif ni frais : l'article L113-15-2 du code des assurances et l'article R113-11 visent expressément les contrats couvrant la responsabilité civile du propriétaire ou de l'occupant d'un immeuble. Ce droit ne dépend pas de la nature de la hausse reçue. Peu importe donc qu'il s'agisse d'une indexation, d'une surprime réglementaire ou d'une révision commerciale : passé un an, vous pouvez changer. Notre page sur le changement d'assurance habitation décrit la procédure.

La troisième concerne le calendrier, si vous êtes encore dans la première année. La résiliation annuelle de l'article L113-12 reste ouverte, avec un préavis que la loi plafonne à deux mois, et le délai court à partir de la date figurant sur le cachet de la poste ou de la date d'expédition de la notification. C'est donc la date d'envoi qui compte, pas la date de réception, et notre page sur la résiliation d'une assurance habitation reprend les délais.

Reste le geste qui rapporte le plus pour le moins d'effort : relire son capital mobilier. C'est la seule ligne de la cotisation que vous fixez vous-même, et la seule dont une erreur se paie deux fois, en cotisation si elle est surévaluée, en indemnité si elle est sous-évaluée.

Ce que ce relevé ne permet pas de conclure

  • Ces moyennes décrivent un marché, pas un logement : elles agrègent studios et maisons individuelles, locataires et propriétaires, toutes surfaces et toutes communes confondues.
  • La prime moyenne toutes garanties est publiée hors taxes : le montant réellement payé est supérieur, la taxe sur les conventions d'assurance s'y ajoutant.
  • Les moyennes occupant et non occupant ne se soustraient pas : elles portent sur des biens, des surfaces et des populations différents, et leur différence ne mesure pas le prix d'une garantie.
  • Le recul de 53,5 % de la charge des catastrophes naturelles porte sur un seul exercice : aucune source publiée ne l'explique, et une année isolée ne dit rien du risque sous-jacent.
  • Aucune de ces statistiques ne distingue les communes, alors que la sinistralité locale et le coût de la reconstruction expliquent une part des écarts de cotisation.

Les trois usages qui tiennent

  • Comparer la hausse de votre avis d'échéance à la tendance du marché : +7,8 % sur la prime moyenne en 2025.
  • Identifier la nature d'une augmentation avant de la contester : surprime réglementaire, indexation contractuelle ou révision tarifaire.
  • Lire séparément la franchise dégâts des eaux et le plafond incendie, puis réviser un capital mobilier resté figé depuis la souscription.

Un chiffre sans méthode n'est pas une information. Cherchez toujours trois éléments avant de vous en servir : le profil retenu, la nature de l'échantillon et la période couverte.

Ce qu'il faut retenir

  • La prime moyenne en multirisque habitation atteint 323 € HT en 2025, en hausse de 7,8 % sur un an (France Assureurs).
  • Un contrat de propriétaire non occupant coûte en moyenne 191 € en 2025, nettement moins qu'un contrat occupant à 351 €.
  • La charge des sinistres se déplace : tempête, grêle et neige progressent de 22,1 % en 2025, l'incendie de 10,8 %, tandis que les catastrophes naturelles reculent de 53,5 % après une année 2024 exceptionnelle.

Questions fréquentes

Quel est le prix moyen d'une assurance habitation en 2025 ?

323 euros hors taxes pour une multirisque habitation toutes garanties, selon France Assureurs, en hausse de 7,8 % sur un an. Le détail par type de contrat donne 351 euros pour un contrat occupant et 191 euros pour un contrat de propriétaire non occupant. Ces montants sont des moyennes de marché : ils situent un ordre de grandeur et ne préjugent pas de votre cotisation, qui dépend de la surface, du capital mobilier déclaré, du niveau de garanties et de la commune.

Mon assureur peut-il augmenter ma cotisation chaque année ?

Oui, dans les conditions prévues au contrat, qu'il s'agisse d'une indexation automatique sur un indice de référence ou d'une révision tarifaire. Une part de la hausse peut aussi venir de la surprime catastrophes naturelles, fixée par arrêté et portée à 20 % de l'ensemble des primes au 1er janvier 2025. Quelle que soit la nature de l'augmentation, vous n'êtes pas prisonnier : après un an de contrat, l'assurance habitation se résilie à tout moment, sans motif ni frais, la résiliation prenant effet un mois après réception de votre notification.

Pourquoi un contrat de propriétaire non occupant coûte-t-il moins cher ?

Parce qu'il ne couvre ni le mobilier ni la vie quotidienne dans le logement. Il porte sur les murs, la responsabilité du bailleur et les dommages imputables au propriétaire, par exemple un défaut d'entretien. La moyenne de 191 euros en 2025 ne se compare pourtant pas terme à terme aux 351 euros d'un contrat occupant : les logements concernés ne sont ni les mêmes biens ni les mêmes surfaces.

Comment savoir si je paie trop cher ?

Comparez à garanties identiques, capital mobilier compris, et avec les mêmes franchises. Un écart de cotisation qui s'explique par un capital mobilier deux fois plus faible n'est pas une économie, c'est une couverture différente. Confrontez ensuite la hausse de votre avis d'échéance à la tendance du marché, 7,8 % en 2025 : un écart nettement supérieur mérite une explication écrite de votre assureur.

Existe-t-il un prix moyen par ville ou par surface ?

Pas en accès libre. Aucune source publique ne publie de prime moyenne d'habitation par commune, par département ou par surface. Les grilles et les cartes que l'on rencontre proviennent de bases de devis propriétaires, dont l'échantillon et la méthode ne sont pas publiés. Cela ne signifie pas que les écarts territoriaux n'existent pas. Ils sont réels, et s'expliquent par la sinistralité locale, le coût de la reconstruction et le type de bâti. Jamais par un montant citable.

Pour aller plus loin

Comparez sur votre profil, pas sur une moyenne

Gratuit, sans engagement, à garanties identiques.

Obtenir mon devis