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Auto · 01 juillet 2026

Prix moyen assurance auto : 511 € HT en 2025, et pourquoi il ne dit pas ce que vous paierez

Prix moyen assurance auto en 2025 : 511 € HT pour une voiture assurée seule et 290 € HT pour un deux-roues motorisé, chiffres publiés par France Assureurs. Cette page répond donc à la question « que dit la statistique du marché », et jamais à la question « combien vais-je payer ». Elle ajoute un point que les pages de prix ignorent : une partie de votre tarif auto n'est pas fixée par votre assureur mais par la réglementation, du barème du bonus-malus à la surprime catastrophes naturelles. Les moyennes par région ou par marque de véhicule qui circulent ailleurs ne sont adossées à aucune source publique : vous n'en trouverez pas ici.

Les chiffres, et d'où ils viennent

Une source statistique, et des textes. La source est France Assureurs, « Le marché de l'assurance automobile des particuliers en 2025 », d'où proviennent les primes moyennes, la taille du parc assuré, les cotisations de la branche, le ratio combiné et les taux de résiliation. Les primes y sont exprimées hors taxes : la taxe sur les conventions d'assurance s'ajoute au montant réellement payé. Quant aux règles tarifaires citées plus bas, elles viennent du code des assurances : l'annexe à l'article A121-1 pour le coefficient de réduction-majoration, l'article A335-9-1 pour la surprime du conducteur novice, l'article A121-1-2 pour le plafond de cumul des majorations, et l'article A125-2 dans sa version issue de l'arrêté du 22 décembre 2023 pour la surprime catastrophes naturelles. Aucun montant n'est attribué à une compagnie, et aucune moyenne par région n'est publiée en accès libre.

Prime moyenne, véhicule de 1re catégorie (2025)511 € HT
Prime moyenne, deux-roues motorisé (2025)290 € HT

Prix moyen assurance auto en 2025 : 511 € HT, 290 € HT pour un deux-roues

Pour l'exercice 2025, la prime moyenne d'un véhicule de première catégorie assuré en mono contrat s'établit à 511 euros hors taxes, en hausse de 6,5 % sur un an. Pour un deux-roues motorisé, elle atteint 290 euros hors taxes, en progression de 4,6 %.

Deux précautions avant d'utiliser ces montants. La première tient à la fiscalité. Ces primes sont hors taxes, et écrire 511 euros sans le préciser serait faux : la taxe sur les conventions d'assurance vient s'y ajouter. La seconde tient au périmètre. Le mono contrat désigne un contrat souscrit seul, sans lien avec d'autres produits chez le même assureur, ce qui exclut les contrats souscrits en même temps qu'une habitation ou qu'une complémentaire santé. La première catégorie, elle, est une catégorie tarifaire propre à la publication : elle ne recouvre pas l'ensemble du parc assuré.

Le parc lui-même donne la mesure de ce que ces moyennes agrègent. La première catégorie compte 46,0 millions de véhicules assurés en 2025, en progression de 1,0 %. La troisième catégorie en compte 5 millions, en recul de 0,8 %. Une moyenne calculée sur 46 millions de dossiers ne peut, par construction, ressembler à aucun d'entre eux.

Méthode retenue

Source unique : France Assureurs, « Le marché de l'assurance automobile des particuliers en 2025 ». Les primes sont exprimées hors taxes, la taxe sur les conventions d'assurance s'ajoutant au montant payé. Aucun montant n'est attribué à une compagnie, et aucune moyenne par région n'est publiée en accès libre.

Une moyenne ne décrit personne

Un conducteur de vingt-deux ans qui vient d'obtenir son permis et un retraité avec un coefficient de réduction maximal figurent dans la même moyenne. Elle se situe entre les deux, et ne ressemble ni à l'un ni à l'autre.

Plusieurs paramètres écartent votre prime de cette moyenne, et certains d'entre eux sont fixés par la loi, ce que la section suivante détaille. Les autres relèvent de la politique commerciale de chaque assureur : véhicule, commune de stationnement, usage déclaré, kilométrage annuel, formule retenue.

L'usage honnête de ce chiffre est donc limité, et c'est déjà utile. Il sert à situer un ordre de grandeur. Il sert à repérer une proposition manifestement hors marché. Il ne sert pas à savoir si vous payez trop cher : pour cela, il faut comparer des devis établis sur votre propre dossier, et notre simulateur de coût d'assurance auto donne un point de départ.

Ce que la loi fixe dans votre tarif

Voici le point que les pages de prix ne traitent presque jamais. Une partie du calcul de votre cotisation est encadrée par le code des assurances, et s'impose à tous les assureurs de la même façon.

Le coefficient de réduction-majoration d'abord. Il part de 1,00, se réduit de 5 % par année sans sinistre responsable jusqu'à un plancher de 0,50, et se majore de 25 % par sinistre responsable, moitié moins en cas de responsabilité partagée, avec un plafond de 3,50. L'article 5 de l'annexe à l'article A121-1 ajoute une règle décisive : après deux années consécutives sans sinistre, le coefficient ne peut plus dépasser 1, quel que soit le malus atteint. Des taux dérogatoires de 7 % et 20 % s'appliquent aux usages dits « tournées » et « tous déplacements ». Notre simulateur de bonus-malus applique ce barème, et notre définition du bonus-malus en détaille le mécanisme.

La surprime du conducteur novice ensuite. L'article A335-9-1 la plafonne à 100 % de la prime de référence, ramenés à 50 % pour un conducteur ayant obtenu son permis à l'issue d'un apprentissage anticipé de la conduite. Elle se réduit de la moitié de son taux initial après chaque année, consécutive ou non, sans sinistre responsable. Notre page sur l'assurance jeune conducteur reprend ce calendrier.

Le cumul des majorations pour circonstances aggravantes est lui aussi borné, à 400 %, par l'article A121-1-2. Et la surprime destinée au financement du régime des catastrophes naturelles est fixée par l'article A125-2 : depuis le 1er janvier 2025, en application de l'arrêté du 22 décembre 2023, elle s'élève pour les véhicules terrestres à moteur à 9 % des primes afférentes aux garanties vol et incendie, ou, à défaut de telles garanties, à 0,75 % des primes dommages. Les taux antérieurs étaient de 6 % et 0,5 %.

Tout le reste est libre. C'est pourquoi deux conducteurs au même coefficient, avec le même véhicule, peuvent recevoir deux devis très différents : le multiplicateur est encadré, la prime de référence à laquelle il s'applique ne l'est pas.

Le ratio combiné explique la hausse

Le même rapport publie un indicateur rarement repris hors du secteur : le ratio combiné comptable net de la branche, à 101,2 % des primes en 2025, en progression de 0,9 point.

Au-dessus de cent pour cent, la branche verse en sinistres et dépense en gestion davantage qu'elle n'encaisse en cotisations. Ce n'est pas une opinion sur la politique commerciale des assureurs. C'est une mesure comptable, publiée par la fédération professionnelle elle-même.

Un ratio au-dessus de l'équilibre explique les hausses constatées sur l'exercice. Il ne dit pas ce que fera chaque assureur l'année suivante, et nous nous abstenons de le prédire : la tarification dépend aussi de la stratégie commerciale de chaque compagnie et de sa position sur le marché. Ce que ce chiffre apporte au lecteur, c'est une explication vérifiable, qui vaut mieux qu'une invocation vague de l'inflation.

Les cotisations progressent plus vite que le parc

Deux indicateurs, lus ensemble, disent d'où vient la croissance du marché. Les cotisations de l'ensemble de l'assurance automobile atteignent 30,2 milliards d'euros en 2025, en hausse de 7,5 %, dont 26,9 milliards pour l'automobile des particuliers. Le parc assuré de première catégorie, lui, progresse de 1,0 %.

L'écart entre ces deux pourcentages est le fait de l'exercice. La masse encaissée augmente parce que chaque contrat coûte plus cher. Pas parce qu'il y a beaucoup plus de véhicules assurés. C'est cohérent avec la prime moyenne, en hausse de 6,5 % sur la même période.

Une précaution de lecture, la même que sur tous les baromètres de ce type : ne divisez pas ces milliards par un nombre de véhicules pour reconstituer une prime moyenne. Les deux indicateurs ne portent pas sur le même périmètre, et le résultat n'aurait aucun sens. La prime moyenne publiée est calculée par France Assureurs sur son propre champ, et c'est celle-là qui se cite.

Pourquoi vous ne trouverez pas de carte régionale ici

La comparaison entre régions est le format le plus repris du secteur. Elle est aussi la moins sourçable : aucune statistique publique en accès libre ne donne de prime moyenne d'assurance auto par région.

Les cartes que l'on croise reposent donc sur des relevés de devis propriétaires, dont la méthode n'est pas publiée et dont l'échantillon dépend de la clientèle de celui qui les publie. Nous préférons ne rien afficher plutôt que de présenter une modélisation interne comme un fait de marché.

Cela n'empêche pas d'expliquer les écarts géographiques, qui sont réels. La densité de circulation d'abord, qui augmente la fréquence des chocs matériels à faible vitesse. Le mode de stationnement ensuite : un véhicule garé sur voie publique est davantage exposé au vol, au vandalisme et aux chocs sans tiers identifié qu'un véhicule en garage fermé. Le coût local de la réparation enfin, qui dépend des taux horaires pratiqués par les carrossiers du secteur.

Ces trois facteurs jouent à la commune, parfois au quartier. Une moyenne régionale masquerait les écarts entre communes, ce qui la rendrait doublement trompeuse : ni exacte, ni utile.

Un marché où l'on change d'assureur

Le taux de résiliation atteint 14,5 % du parc en 2025, contre 14,0 % l'année précédente. Le taux d'affaires nouvelles s'établit à 16,2 %.

Autrement dit, 14,5 % des contrats ont été résiliés dans l'année. Ce n'est pas une majorité, mais ce n'est plus une exception non plus, et cela correspond à un droit devenu simple à exercer.

Depuis la loi du 17 mars 2014, l'article L113-15-2 du code des assurances ouvre la résiliation à tout moment après un an de contrat, sans motif ni frais, et l'article R113-11 confirme que les contrats couvrant la responsabilité civile automobile entrent dans ce champ. Deux détails comptent. La résiliation prend effet un mois après réception de la notification par l'ancien assureur. Et le nouvel assureur effectue pour votre compte les formalités nécessaires, les deux organismes devant s'assurer qu'il n'y a pas d'interruption de couverture.

Conséquence pratique : le seul obstacle réel à la mise en concurrence est le temps passé à comparer, pas la procédure. Notre page sur le changement d'assurance auto détaille la chronologie, et notre article sur la réduction de sa cotisation liste les leviers qui ne supposent pas de changer d'assureur.

Ce que ce relevé ne permet pas de conclure

  • Une moyenne nationale ne correspond à aucun dossier réel : elle agrège des jeunes permis et des conducteurs au coefficient minimal, des tiers simples et des tous risques.
  • Le coefficient de réduction-majoration, l'historique de sinistres et l'ancienneté du permis ne figurent pas dans cette statistique, alors qu'ils déterminent une part importante de la prime individuelle.
  • Les primes publiées sont hors taxes : le montant réellement payé est supérieur.
  • Le périmètre du mono contrat exclut les contrats souscrits avec d'autres produits chez le même assureur, dont les conditions tarifaires ne sont pas décrites par cette publication.
  • Aucun montant n'est attribué à une compagnie ni à une région : ces découpages ne sont pas publiés en accès libre.

Les trois usages qui tiennent

  • Situer un ordre de grandeur et repérer une proposition manifestement hors marché.
  • Comprendre pourquoi la hausse touche l'ensemble du marché, à partir du ratio combiné de la branche.
  • Préparer une mise en concurrence, en sachant que 14,5 % des contrats ont été résiliés en 2025 et que la procédure est prise en charge par le nouvel assureur.

Un chiffre sans méthode n'est pas une information. Cherchez toujours trois éléments avant de vous en servir : le profil retenu, la nature de l'échantillon et la période couverte.

Ce qu'il faut retenir

  • La prime moyenne d'un véhicule de 1re catégorie en mono contrat s'établit à 511 € HT en 2025, en hausse de 6,5 % sur un an (France Assureurs).
  • Le ratio combiné de la branche atteint 101,2 % des primes en 2025 : elle verse et gère plus qu'elle n'encaisse, ce qui explique la pression tarifaire.
  • Le taux de résiliation monte à 14,5 % du parc en 2025, contre 14,0 % en 2024 : la mise en concurrence est devenue un réflexe de masse.

Questions fréquentes

Ces chiffres permettent-ils d'estimer ma cotisation ?

Non. Il s'agit d'une moyenne de marché hors taxes, calculée sur les contrats souscrits seuls. Votre coefficient de réduction-majoration, votre véhicule, votre ancienneté de permis, votre usage déclaré et votre commune de stationnement produisent un résultat qui peut s'en écarter fortement, dans les deux sens. Le seul chiffre qui vous concerne est celui d'un devis établi sur votre dossier réel, à garanties comparées.

Pourquoi ne publiez-vous pas de prix moyen par région ?

Parce qu'aucune source publique ne le publie. Les cartes régionales qui circulent proviennent de relevés de devis internes à des sites commerciaux, dont la méthode et l'échantillon ne sont pas vérifiables. Cela n'empêche pas d'expliquer les écarts géographiques, que nous rattachons par la densité de circulation, le mode de stationnement et le coût local de la réparation, mais sans leur attribuer un montant que personne ne publie.

Pourquoi les tarifs augmentent-ils tous en même temps ?

Parce que la branche est déficitaire techniquement : son ratio combiné comptable net atteint 101,2 % des primes en 2025, en hausse de 0,9 point. Au-dessus de 100 %, chaque euro encaissé finance plus d'un euro de sinistres et de frais de gestion. Ce constat vaut pour le marché, avec des amplitudes différentes selon les assureurs et les profils : il n'annonce pas le tarif que vous recevrez.

Déménager fait-il baisser ma prime ?

Cela dépend du nouveau lieu de stationnement, et le mouvement peut aller dans les deux sens. Déclarez-le : l'adresse où le véhicule passe la nuit fait partie des informations sur lesquelles le tarif repose, et l'article L113-2 du code des assurances impose de déclarer en cours de contrat les circonstances nouvelles qui aggravent le risque ou qui rendent inexactes les réponses données à la souscription. Une omission expose à la réduction proportionnelle d'indemnité au moment du sinistre.

Combien coûte en moyenne l'assurance d'un deux-roues ?

290 euros hors taxes en 2025 pour un deux-roues motorisé, en hausse de 4,6 % sur un an, selon France Assureurs. Cette moyenne agrège tout le parc, du cyclomoteur de 50 cm³ à la routière de grosse cylindrée, en responsabilité civile seule comme en tous risques. Aucune moyenne par cylindrée n'est publiée. Notre FAQ assurance moto détaille les paramètres qui font varier ce tarif.

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