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Prix moyen assurance

Prix moyen assurance

En 2025, une voiture de particulier assurée en contrat unique coûte en moyenne 511 € hors taxes, et une multirisque habitation 323 € hors taxes. Les deux chiffres viennent de France Assureurs, sur l'exercice 2025. Hors taxes : personne ne paie ce montant, puisque la taxe sur les conventions d'assurance s'ajoute par-dessus. Et personne ne le paie non plus au sens propre, parce qu'une moyenne calculée sur tout le parc assuré mélange un étudiant en deux-roues et un couple propriétaire en maison, un conducteur malussé et un retraité à 0,50. Reste que ces moyennes ne sont pas inutiles : elles datent, elles se sourcent, et leur évolution explique pourquoi les cotisations montent. Encore faut-il savoir ce qu'elles mesurent.

Mis à jour le 16 septembre 2026

Prix moyen assurance auto en 2025 : 511 € hors taxes

France Assureurs publie, pour l'exercice 2025, une prime moyenne de 511 € HT pour un véhicule de 1re catégorie assuré en mono contrat, en hausse de 6,5 % sur un an. Pour un deux-roues motorisé, la prime moyenne s'établit à 290 € HT, en hausse de 4,6 %. Ces deux montants sont les seuls chiffres de prime moyenne auto publiés par une source nommée et retrouvable ; tout le reste de ce qui circule sur la requête « prix moyen assurance auto » est une estimation de distributeur.

Le libellé exact compte autant que le montant. La source parle d'un « véhicule de 1re catégorie en mono contrat » : la statistique isole donc les contrats qui ne couvrent qu'un seul véhicule, et elle distingue cette catégorie de la 3e, suivie séparément. Nous ne disposons pas de la note méthodologique qui détaille le contenu exact de chaque catégorie, et nous ne le devinons pas. Ce qu'on peut en dire sans risque tient en une phrase : un ménage qui regroupe plusieurs contrats chez le même assureur n'est pas décrit par ce 511 €.

Le parc suivi donne l'échelle : 46,0 millions de véhicules de 1re catégorie assurés en 2025, en progression de 1,0 %, contre 5 millions de véhicules de 3e catégorie, en recul de 0,8 %. Les cotisations de l'automobile des particuliers pèsent 26,9 milliards d'euros ; l'ensemble de l'assurance automobile, professionnels compris, atteint 30,2 milliards, en hausse de 7,5 %.

Un dernier indicateur intéresse directement le lecteur qui hésite à changer d'assureur : le taux de résiliation atteint 14,5 % du parc en 2025, contre 14,0 % en 2024, et les affaires nouvelles représentent 16,2 % du parc. Près d'un contrat sur sept, donc, bouge chaque année. La mobilité n'est pas une figure de style de comparateur, elle se mesure dans les statistiques de la profession.

Le détail de ces chiffres, indicateur par indicateur, est repris dans notre baromètre auto 2026. Pour la mécanique tarifaire elle-même, voir assurance auto et assurance moto ; pour un ordre de grandeur calculé sur vos propres paramètres, estimer le coût de votre assurance auto.

Prix moyen assurance habitation en 2025 : 323 € hors taxes

En multirisque habitation, France Assureurs publie pour 2025 une prime moyenne toutes garanties de 323 € HT, en hausse de 7,8 %. Le chiffre se décompose selon le statut d'occupation : 351 € pour un contrat occupant, en hausse de 7,9 %, et 191 € pour un contrat de propriétaire non occupant, en hausse de 8,1 %. Sur ces deux dernières valeurs, la source ne reprend pas la mention « hors taxes » qui accompagne la prime toutes garanties : nous les recopions telles qu'elles sont publiées, sans ajouter une précision qui n'y figure pas.

L'écart entre 351 € et 191 € est l'information la plus utile de la série. Les deux contrats n'ont pas le même objet : celui du propriétaire non occupant est bâti autour du bâti, de la responsabilité du propriétaire et des périodes où le logement est vide, quand un contrat occupant garantit en outre ce que l'occupant a mis dedans et sa responsabilité en tant qu'occupant. Le détail relève du contrat signé. Comparer les deux montants sans regarder les garanties revient à comparer deux produits distincts.

Le marché lui-même pèse 15,0 milliards d'euros de cotisations en 2025, catastrophes naturelles comprises, en hausse de 8,4 %, pour un nombre de contrats en progression de seulement 0,6 %. L'écart entre ces deux pourcentages dit l'essentiel : la hausse des cotisations tient au tarif, pas au nombre de logements assurés.

La structure des sinistres, elle, réserve une surprise. Les dégâts des eaux sont la garantie la plus souvent déclenchée, avec 39 % des sinistres en 2025, mais l'incendie reste le premier poste de charge, à 28,7 % contre 25,9 % pour les dégâts des eaux. Le sinistre le plus fréquent n'est donc pas celui qui coûte le plus cher à la collectivité des assurés, et c'est le second qui pèse sur les tarifs.

Les séries complètes figurent dans le baromètre habitation 2026. Le fonctionnement des garanties est détaillé sur assurance habitation et, pour les bailleurs, sur assurance PNO.

Complémentaire santé : aucune prime moyenne publiée, des cotisations en forte hausse

Sur la complémentaire santé, la réponse honnête à la question « quel est le prix moyen d'une mutuelle » est qu'aucune prime moyenne par assuré n'est publiée dans le rapport annuel de la DREES sur la situation financière des organismes complémentaires. Les chiffres disponibles sont des agrégats de marché. Ils se citent tels quels, et ne se divisent pas.

Les cotisations santé collectées atteignent 46,5 milliards d'euros en 2024, en hausse de 8,2 % sur un an. La DREES qualifie cette progression de croissance inédite depuis 2012. Elle succède à une hausse de 6,0 % en 2023. Les prestations versées s'élèvent à 34,9 milliards d'euros en 2023, pour un résultat net représentant 3,4 % des cotisations la même année.

Les années de référence diffèrent d'un indicateur à l'autre dans le rapport, et nous les recopions sans les harmoniser. Une page qui présenterait ces quatre chiffres comme relevant tous du même exercice donnerait une image fausse de l'équilibre du secteur.

La tentation est grande de diviser 46,5 milliards par un nombre d'assurés trouvé ailleurs pour fabriquer une « prime moyenne mutuelle ». Le résultat n'aurait aucune valeur : l'agrégat mêle contrats individuels et contrats collectifs d'entreprise, dont le financement et le niveau de garantie n'ont rien en commun, et le dénominateur ne provient pas de la même source ni du même périmètre. Nous ne le faisons pas, et un chiffre de ce type rencontré ailleurs mérite qu'on demande son mode de calcul.

Le détail est repris dans les chiffres de la complémentaire santé. Pour ce qui reste à votre charge une fois la sécurité sociale et la mutuelle passées, voir assurance santé et calculer votre reste à charge santé.

Pourquoi les primes augmentent en 2026

Deux mouvements se superposent dans une hausse de cotisation, et les confondre conduit à de mauvaises décisions. Le premier est collectif et se lit dans les comptes de la branche. Le second est propre à un contrat, et c'est le seul sur lequel un changement d'assureur agit.

Le mouvement collectif se chiffre. En automobile des particuliers, le ratio combiné comptable net atteint 101,2 % des primes en 2025, en progression de 0,9 point : la branche verse et gère plus qu'elle n'encaisse. Une branche qui perd de l'argent sur son activité technique augmente ses tarifs, ou se retire du marché. C'est un fait comptable publié, et il vaut mieux que l'évocation habituelle du « prix des pièces » citée sans chiffre.

En habitation, la charge des sinistres se déforme garantie par garantie : en 2025, tempête, grêle et neige progressent de 22,1 %, l'incendie de 10,8 %, tandis que les dégâts des eaux reculent de 13,4 % et les catastrophes naturelles de 53,5 % après une année 2024 exceptionnelle. Un recul de la charge catastrophes naturelles sur un exercice ne dit rien d'une baisse du risque : cette ligne reflète d'abord la survenance ou non d'événements majeurs sur l'année considérée.

S'y ajoute une composante réglementaire, souvent mal décrite. La surprime au titre du régime des catastrophes naturelles a été revalorisée au 1er janvier 2025 par l'arrêté du 22 décembre 2023. L'article A125-2 du code des assurances fixe désormais son taux à 20 % de l'ensemble des primes pour les biens autres que les véhicules, et, pour les véhicules, à 9 % des primes afférentes aux garanties vol et incendie ou, à défaut, 0,75 % des primes afférentes aux garanties dommages. Les taux antérieurs étaient de 12 %, 6 % et 0,5 %. Le taux est le même chez tous les assureurs ; le montant, lui, suit la prime de chacun, donc il augmente avec elle.

Le mouvement individuel, lui, ne se lit dans aucune statistique nationale. À sinistralité identique, un assureur peut durcir sa grille sur un segment quand son concurrent la relâche, parce qu'ils ne poursuivent pas la même cible commerciale. C'est cette divergence, invisible dans une moyenne, que la mise en concurrence exploite. Si toute votre hausse est collective, changer d'assureur ne rendra pas grand-chose ; si elle tient à votre contrat, l'écart est récupérable. Les pistes concrètes sont réunies sur payer moins cher sans perdre de garanties en auto et sur la page équivalente en habitation.

Ce qu'une moyenne ne dit pas de votre cotisation

Une moyenne de marché répond à une question de politique publique : combien pèse cette branche, comment évolue-t-elle. Elle ne répond pas à la question du lecteur, qui est de savoir si son propre tarif est justifié. Quatre écarts séparent les deux.

Le premier est fiscal. Les primes publiées par France Assureurs sont hors taxes. La taxe sur les conventions d'assurance s'ajoute au montant que vous réglez, et son taux varie selon la garantie concernée à l'intérieur d'un même contrat (article 1001 du code général des impôts). Comparer votre avis d'échéance, qui est toutes taxes comprises, à un chiffre hors taxes revient à croire que vous payez trop cher, alors que vous comparez deux grandeurs différentes.

Le deuxième est de périmètre. Ces moyennes portent sur le parc assuré, c'est-à-dire sur l'ensemble des contrats en cours, anciens compris, avec leurs revalorisations successives. Elles ne décrivent pas les tarifs proposés aux nouveaux clients, qui sont le terrain de la concurrence commerciale.

Le troisième tient à la composition du contrat. Le 511 € porte sur un véhicule assuré seul. Une même voiture assurée dans un foyer qui regroupe habitation, deux véhicules et une complémentaire chez le même assureur relève d'une autre logique tarifaire, que la statistique mono contrat ne capte pas.

Le quatrième est le plus banal et le plus décisif : une moyenne écrase la dispersion. Deux exercices peuvent afficher la même moyenne pendant que les écarts entre profils se creusent. Le seul chiffre qui décrive votre situation reste un devis établi sur vos déclarations, avec votre coefficient, votre adresse de stationnement et le capital que vous déclarez. Aucune statistique de marché ne remplace cet exercice, et nous n'avons trouvé aucune source publique qui prétende le contraire.

Tarif proposé, prime souscrite, prime payée au fil du contrat

Le mot « prix » recouvre trois grandeurs qui ne se confondent pas, et beaucoup de pages de la première page de Google n'indiquent pas laquelle elles mesurent.

Le tarif proposé est le montant affiché à l'issue d'une demande de devis, pour un profil donné, à une date donnée. C'est ce que mesurent les baromètres issus de distributeurs et de comparateurs.

La prime souscrite est le montant retenu par ceux qui ont effectivement signé. Elle peut différer du tarif moyen proposé, dans un sens ou dans l'autre ; nous n'avons pas trouvé de mesure publiée de cet écart, et nous ne le chiffrons donc pas.

La prime au portefeuille est ce que paient les assurés en cours de contrat, remises de première année épuisées et revalorisations appliquées. C'est le chiffre le plus proche du vécu, et le plus difficile à obtenir, parce qu'il n'appartient qu'aux assureurs et à leur fédération.

Sur quelle grandeur portent exactement les primes moyennes de France Assureurs, la page de statistiques citée ne le précise pas dans les termes ci-dessus : elle indique un périmètre, celui du parc assuré, et un mode de calcul par catégorie de véhicule ou par type de contrat. Nous nous en tenons à ce qu'elle écrit. Une étude qui ne dit pas laquelle des trois grandeurs elle mesure laisse chacun libre de choisir la plus flatteuse pour son propos.

Ce qui n'est publié nulle part en accès libre

Aucune des sources retenues ne publie de moyenne de prime par région, par département ou par commune. Aucune ne publie de prime moyenne attribuée à un assureur nommé. Les cartes régionales chiffrées que l'on rencontre sur cette requête sont donc des modélisations : elles peuvent être honnêtes, à condition d'être annoncées comme telles. Nous n'en affichons pas.

La liste des angles morts est plus longue encore. Il n'existe pas, à notre connaissance, de source publique équivalente pour la prime moyenne moto par cylindrée, ni pour l'assurance des animaux, la garantie des accidents de la vie, les contrats obsèques ou la dépendance. Sur ces produits, nous décrivons le mécanisme de tarification et nous ne chiffrons pas.

Renoncer au chiffre n'oblige pas à renoncer à l'explication. Les facteurs géographiques s'énoncent très bien sans montant : la densité de circulation joue sur la fréquence des chocs, le stationnement sur voie publique sur le risque de vol et de dégradation, le coût horaire de la réparation sur le montant de chaque dossier. Ces trois mécanismes suffisent à comprendre pourquoi deux adresses ne se tarifient pas de la même façon, sans inventer l'écart en euros.

Méthode

D'où viennent nos chiffres

02

Le périmètre

Première question à poser à toute étude de prix, y compris celles que vous croiserez ailleurs : sur quelle population porte le chiffre ? Parc assuré ou affaires nouvelles, contrats individuels ou collectifs, mono contrat ou multi-équipement. Un baromètre issu d'un distributeur mesure ce que ce distributeur distribue.

03

La période et la date

L'année des chiffres et la date de publication sont deux choses distinctes. Les statistiques de France Assureurs citées ici portent sur l'exercice 2025 ; celles de la DREES sur 2024 ou 2023 selon l'indicateur, sans harmonisation de notre part. Une étude de plus d'un an sert à observer une tendance, pas à situer un tarif.

04

Le mode de calcul et le montant

Moyenne ou médiane, hors taxes ou toutes taxes comprises, valeurs extrêmes conservées ou écartées et selon quel critère. Comparer une prime hors taxes à une prime payée n'a pas de sens. Quand la source ne précise pas ce point, nous l'écrivons plutôt que de trancher à sa place.

Les chiffres cités sur cette page, avec leur source et leur année
IndicateurValeurÉvolutionAnnéeSource
Prime moyenne auto, 1re catégorie, mono contrat511 € HT+6,5 %2025France Assureurs
Prime moyenne, deux-roues motorisé290 € HT+4,6 %2025France Assureurs
Parc assuré, 1re catégorie46,0 millions de véhicules+1,0 %2025France Assureurs
Ratio combiné comptable net, auto101,2 % des primes+0,9 point2025France Assureurs
Taux de résiliation, auto14,5 % du parc14,0 % en 20242025France Assureurs
Prime moyenne MRH, toutes garanties323 € HT+7,8 %2025France Assureurs
Prime moyenne, contrat occupant351 €+7,9 %2025France Assureurs
Prime moyenne, contrat non occupant (PNO)191 €+8,1 %2025France Assureurs
Cotisations MRH, catastrophes naturelles comprises15,0 Md€+8,4 %2025France Assureurs
Cotisations santé collectées46,5 Md€+8,2 %2024DREES
Prestations santé versées34,9 Md€résultat net 3,4 % des cotisations2023DREES
Questions fréquentes

Lire nos chiffres sans se tromper

Quel est le prix moyen d'une assurance auto en France ?
511 € hors taxes en 2025 pour un véhicule de 1re catégorie assuré en mono contrat, en hausse de 6,5 % sur un an, d'après France Assureurs. Pour un deux-roues motorisé, 290 € hors taxes, en hausse de 4,6 %. Ces montants portent sur le parc assuré, la taxe sur les conventions d'assurance n'est pas comprise, et ils ne tiennent pas compte des réductions liées au regroupement de plusieurs contrats chez un même assureur.
Combien coûte une assurance habitation en moyenne ?
323 € hors taxes en 2025 pour une multirisque habitation toutes garanties, en hausse de 7,8 % (France Assureurs). Le montant se sépare selon le statut d'occupation : 351 € pour un contrat occupant et 191 € pour un contrat de propriétaire non occupant, tels que publiés par la source, qui ne reprend pas la mention hors taxes sur ces deux valeurs.
Pourquoi ne publiez-vous pas un prix moyen par région ?
Parce qu'aucune des sources que nous citons ne publie de moyenne de prime par région, par département ou par commune en accès libre. Une carte régionale chiffrée serait donc une modélisation de notre part, pas une statistique. Nous préférons décrire les facteurs géographiques qui pèsent réellement sur le tarif, sans leur attribuer un montant que personne ne mesure.
Vos chiffres couvrent-ils tout le marché ?
Oui, dans le périmètre que définissent les sources elles-mêmes. Les statistiques de France Assureurs portent sur le parc assuré tel que la fédération le mesure, et non sur une sélection d'offres commerciales. Le rapport de la DREES couvre les organismes complémentaires entrant dans le champ de son enquête annuelle. Aucun de ces chiffres ne provient d'un relevé d'offres réalisé par le site.
À quelle fréquence les chiffres sont-ils mis à jour ?
À chaque publication annuelle des sources. Chaque baromètre indique l'année des chiffres et la date de publication de la source ; la date de mise à jour de cette page figure sous le titre. Une comparaison d'une année sur l'autre n'a de sens que si le périmètre n'a pas changé entre les deux exercices, ce que les sources signalent quand c'est le cas.
Pourquoi ne pas résumer tout cela en un prix moyen national unique ?
Un prix moyen unique existe déjà, produit par produit, et il est publié : c'est précisément ce que sont le 511 € HT et le 323 € HT. Le problème n'est pas son absence, c'est son statut. Ce n'est pas un tarif applicable, c'est le résultat d'une division sur des millions de contrats hétérogènes. Pour citer ces données ailleurs, référez-vous à la source primaire, France Assureurs ou la DREES, plutôt qu'à cette page.
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