Prix moyen assurance auto en 2025 : 511 € hors taxes
France Assureurs publie, pour l'exercice 2025, une prime moyenne de 511 € HT pour un véhicule de 1re catégorie assuré en mono contrat, en hausse de 6,5 % sur un an. Pour un deux-roues motorisé, la prime moyenne s'établit à 290 € HT, en hausse de 4,6 %. Ces deux montants sont les seuls chiffres de prime moyenne auto publiés par une source nommée et retrouvable ; tout le reste de ce qui circule sur la requête « prix moyen assurance auto » est une estimation de distributeur.
Le libellé exact compte autant que le montant. La source parle d'un « véhicule de 1re catégorie en mono contrat » : la statistique isole donc les contrats qui ne couvrent qu'un seul véhicule, et elle distingue cette catégorie de la 3e, suivie séparément. Nous ne disposons pas de la note méthodologique qui détaille le contenu exact de chaque catégorie, et nous ne le devinons pas. Ce qu'on peut en dire sans risque tient en une phrase : un ménage qui regroupe plusieurs contrats chez le même assureur n'est pas décrit par ce 511 €.
Le parc suivi donne l'échelle : 46,0 millions de véhicules de 1re catégorie assurés en 2025, en progression de 1,0 %, contre 5 millions de véhicules de 3e catégorie, en recul de 0,8 %. Les cotisations de l'automobile des particuliers pèsent 26,9 milliards d'euros ; l'ensemble de l'assurance automobile, professionnels compris, atteint 30,2 milliards, en hausse de 7,5 %.
Un dernier indicateur intéresse directement le lecteur qui hésite à changer d'assureur : le taux de résiliation atteint 14,5 % du parc en 2025, contre 14,0 % en 2024, et les affaires nouvelles représentent 16,2 % du parc. Près d'un contrat sur sept, donc, bouge chaque année. La mobilité n'est pas une figure de style de comparateur, elle se mesure dans les statistiques de la profession.
Le détail de ces chiffres, indicateur par indicateur, est repris dans notre baromètre auto 2026. Pour la mécanique tarifaire elle-même, voir assurance auto et assurance moto ; pour un ordre de grandeur calculé sur vos propres paramètres, estimer le coût de votre assurance auto.
Prix moyen assurance habitation en 2025 : 323 € hors taxes
En multirisque habitation, France Assureurs publie pour 2025 une prime moyenne toutes garanties de 323 € HT, en hausse de 7,8 %. Le chiffre se décompose selon le statut d'occupation : 351 € pour un contrat occupant, en hausse de 7,9 %, et 191 € pour un contrat de propriétaire non occupant, en hausse de 8,1 %. Sur ces deux dernières valeurs, la source ne reprend pas la mention « hors taxes » qui accompagne la prime toutes garanties : nous les recopions telles qu'elles sont publiées, sans ajouter une précision qui n'y figure pas.
L'écart entre 351 € et 191 € est l'information la plus utile de la série. Les deux contrats n'ont pas le même objet : celui du propriétaire non occupant est bâti autour du bâti, de la responsabilité du propriétaire et des périodes où le logement est vide, quand un contrat occupant garantit en outre ce que l'occupant a mis dedans et sa responsabilité en tant qu'occupant. Le détail relève du contrat signé. Comparer les deux montants sans regarder les garanties revient à comparer deux produits distincts.
Le marché lui-même pèse 15,0 milliards d'euros de cotisations en 2025, catastrophes naturelles comprises, en hausse de 8,4 %, pour un nombre de contrats en progression de seulement 0,6 %. L'écart entre ces deux pourcentages dit l'essentiel : la hausse des cotisations tient au tarif, pas au nombre de logements assurés.
La structure des sinistres, elle, réserve une surprise. Les dégâts des eaux sont la garantie la plus souvent déclenchée, avec 39 % des sinistres en 2025, mais l'incendie reste le premier poste de charge, à 28,7 % contre 25,9 % pour les dégâts des eaux. Le sinistre le plus fréquent n'est donc pas celui qui coûte le plus cher à la collectivité des assurés, et c'est le second qui pèse sur les tarifs.
Les séries complètes figurent dans le baromètre habitation 2026. Le fonctionnement des garanties est détaillé sur assurance habitation et, pour les bailleurs, sur assurance PNO.
Complémentaire santé : aucune prime moyenne publiée, des cotisations en forte hausse
Sur la complémentaire santé, la réponse honnête à la question « quel est le prix moyen d'une mutuelle » est qu'aucune prime moyenne par assuré n'est publiée dans le rapport annuel de la DREES sur la situation financière des organismes complémentaires. Les chiffres disponibles sont des agrégats de marché. Ils se citent tels quels, et ne se divisent pas.
Les cotisations santé collectées atteignent 46,5 milliards d'euros en 2024, en hausse de 8,2 % sur un an. La DREES qualifie cette progression de croissance inédite depuis 2012. Elle succède à une hausse de 6,0 % en 2023. Les prestations versées s'élèvent à 34,9 milliards d'euros en 2023, pour un résultat net représentant 3,4 % des cotisations la même année.
Les années de référence diffèrent d'un indicateur à l'autre dans le rapport, et nous les recopions sans les harmoniser. Une page qui présenterait ces quatre chiffres comme relevant tous du même exercice donnerait une image fausse de l'équilibre du secteur.
La tentation est grande de diviser 46,5 milliards par un nombre d'assurés trouvé ailleurs pour fabriquer une « prime moyenne mutuelle ». Le résultat n'aurait aucune valeur : l'agrégat mêle contrats individuels et contrats collectifs d'entreprise, dont le financement et le niveau de garantie n'ont rien en commun, et le dénominateur ne provient pas de la même source ni du même périmètre. Nous ne le faisons pas, et un chiffre de ce type rencontré ailleurs mérite qu'on demande son mode de calcul.
Le détail est repris dans les chiffres de la complémentaire santé. Pour ce qui reste à votre charge une fois la sécurité sociale et la mutuelle passées, voir assurance santé et calculer votre reste à charge santé.
Pourquoi les primes augmentent en 2026
Deux mouvements se superposent dans une hausse de cotisation, et les confondre conduit à de mauvaises décisions. Le premier est collectif et se lit dans les comptes de la branche. Le second est propre à un contrat, et c'est le seul sur lequel un changement d'assureur agit.
Le mouvement collectif se chiffre. En automobile des particuliers, le ratio combiné comptable net atteint 101,2 % des primes en 2025, en progression de 0,9 point : la branche verse et gère plus qu'elle n'encaisse. Une branche qui perd de l'argent sur son activité technique augmente ses tarifs, ou se retire du marché. C'est un fait comptable publié, et il vaut mieux que l'évocation habituelle du « prix des pièces » citée sans chiffre.
En habitation, la charge des sinistres se déforme garantie par garantie : en 2025, tempête, grêle et neige progressent de 22,1 %, l'incendie de 10,8 %, tandis que les dégâts des eaux reculent de 13,4 % et les catastrophes naturelles de 53,5 % après une année 2024 exceptionnelle. Un recul de la charge catastrophes naturelles sur un exercice ne dit rien d'une baisse du risque : cette ligne reflète d'abord la survenance ou non d'événements majeurs sur l'année considérée.
S'y ajoute une composante réglementaire, souvent mal décrite. La surprime au titre du régime des catastrophes naturelles a été revalorisée au 1er janvier 2025 par l'arrêté du 22 décembre 2023. L'article A125-2 du code des assurances fixe désormais son taux à 20 % de l'ensemble des primes pour les biens autres que les véhicules, et, pour les véhicules, à 9 % des primes afférentes aux garanties vol et incendie ou, à défaut, 0,75 % des primes afférentes aux garanties dommages. Les taux antérieurs étaient de 12 %, 6 % et 0,5 %. Le taux est le même chez tous les assureurs ; le montant, lui, suit la prime de chacun, donc il augmente avec elle.
Le mouvement individuel, lui, ne se lit dans aucune statistique nationale. À sinistralité identique, un assureur peut durcir sa grille sur un segment quand son concurrent la relâche, parce qu'ils ne poursuivent pas la même cible commerciale. C'est cette divergence, invisible dans une moyenne, que la mise en concurrence exploite. Si toute votre hausse est collective, changer d'assureur ne rendra pas grand-chose ; si elle tient à votre contrat, l'écart est récupérable. Les pistes concrètes sont réunies sur payer moins cher sans perdre de garanties en auto et sur la page équivalente en habitation.
Ce qu'une moyenne ne dit pas de votre cotisation
Une moyenne de marché répond à une question de politique publique : combien pèse cette branche, comment évolue-t-elle. Elle ne répond pas à la question du lecteur, qui est de savoir si son propre tarif est justifié. Quatre écarts séparent les deux.
Le premier est fiscal. Les primes publiées par France Assureurs sont hors taxes. La taxe sur les conventions d'assurance s'ajoute au montant que vous réglez, et son taux varie selon la garantie concernée à l'intérieur d'un même contrat (article 1001 du code général des impôts). Comparer votre avis d'échéance, qui est toutes taxes comprises, à un chiffre hors taxes revient à croire que vous payez trop cher, alors que vous comparez deux grandeurs différentes.
Le deuxième est de périmètre. Ces moyennes portent sur le parc assuré, c'est-à-dire sur l'ensemble des contrats en cours, anciens compris, avec leurs revalorisations successives. Elles ne décrivent pas les tarifs proposés aux nouveaux clients, qui sont le terrain de la concurrence commerciale.
Le troisième tient à la composition du contrat. Le 511 € porte sur un véhicule assuré seul. Une même voiture assurée dans un foyer qui regroupe habitation, deux véhicules et une complémentaire chez le même assureur relève d'une autre logique tarifaire, que la statistique mono contrat ne capte pas.
Le quatrième est le plus banal et le plus décisif : une moyenne écrase la dispersion. Deux exercices peuvent afficher la même moyenne pendant que les écarts entre profils se creusent. Le seul chiffre qui décrive votre situation reste un devis établi sur vos déclarations, avec votre coefficient, votre adresse de stationnement et le capital que vous déclarez. Aucune statistique de marché ne remplace cet exercice, et nous n'avons trouvé aucune source publique qui prétende le contraire.
Tarif proposé, prime souscrite, prime payée au fil du contrat
Le mot « prix » recouvre trois grandeurs qui ne se confondent pas, et beaucoup de pages de la première page de Google n'indiquent pas laquelle elles mesurent.
Le tarif proposé est le montant affiché à l'issue d'une demande de devis, pour un profil donné, à une date donnée. C'est ce que mesurent les baromètres issus de distributeurs et de comparateurs.
La prime souscrite est le montant retenu par ceux qui ont effectivement signé. Elle peut différer du tarif moyen proposé, dans un sens ou dans l'autre ; nous n'avons pas trouvé de mesure publiée de cet écart, et nous ne le chiffrons donc pas.
La prime au portefeuille est ce que paient les assurés en cours de contrat, remises de première année épuisées et revalorisations appliquées. C'est le chiffre le plus proche du vécu, et le plus difficile à obtenir, parce qu'il n'appartient qu'aux assureurs et à leur fédération.
Sur quelle grandeur portent exactement les primes moyennes de France Assureurs, la page de statistiques citée ne le précise pas dans les termes ci-dessus : elle indique un périmètre, celui du parc assuré, et un mode de calcul par catégorie de véhicule ou par type de contrat. Nous nous en tenons à ce qu'elle écrit. Une étude qui ne dit pas laquelle des trois grandeurs elle mesure laisse chacun libre de choisir la plus flatteuse pour son propos.
Ce qui n'est publié nulle part en accès libre
Aucune des sources retenues ne publie de moyenne de prime par région, par département ou par commune. Aucune ne publie de prime moyenne attribuée à un assureur nommé. Les cartes régionales chiffrées que l'on rencontre sur cette requête sont donc des modélisations : elles peuvent être honnêtes, à condition d'être annoncées comme telles. Nous n'en affichons pas.
La liste des angles morts est plus longue encore. Il n'existe pas, à notre connaissance, de source publique équivalente pour la prime moyenne moto par cylindrée, ni pour l'assurance des animaux, la garantie des accidents de la vie, les contrats obsèques ou la dépendance. Sur ces produits, nous décrivons le mécanisme de tarification et nous ne chiffrons pas.
Renoncer au chiffre n'oblige pas à renoncer à l'explication. Les facteurs géographiques s'énoncent très bien sans montant : la densité de circulation joue sur la fréquence des chocs, le stationnement sur voie publique sur le risque de vol et de dégradation, le coût horaire de la réparation sur le montant de chaque dossier. Ces trois mécanismes suffisent à comprendre pourquoi deux adresses ne se tarifient pas de la même façon, sans inventer l'écart en euros.



