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Assurance vélo

Un contrat vélo se vend sur sa garantie vol. C'est pourtant le point qui départage le moins deux offres : ce qui décide du montant versé, ce sont deux lignes rangées plus loin dans les conditions générales, la table de vétusté et la clause de stationnement. La loi n'impose pas d'assurer un vélo, ni un vélo à assistance électrique qui respecte les seuils du code de la route. Votre contrat habitation en couvre déjà une part, au domicile et en responsabilité. Le contrat dédié sert ailleurs : le vol dans la rue, la casse, la batterie. Reste la question que personne ne pose au moment de signer, celle de ce qu'il paiera trois ans plus tard.

L'essentiel : La loi n'oblige pas à assurer un vélo, ni un vélo à assistance électrique dont l'assistance se coupe à 25 km/h avec un moteur de 0,25 kW au plus. Si votre contrat habitation comporte une responsabilité civile vie privée, elle couvre en principe les dommages que vous causez en roulant. Un contrat dédié sert au vol hors du domicile et à la casse, et deux clauses décident de ce qu'il verse : la condition d'antivol et de stationnement, et la table de vétusté. Au-delà de ces seuils, l'engin n'est plus un cycle et l'assurance devient obligatoire.

Ce que vos contrats actuels couvrent déjà

Commencez par lire ce que vous payez déjà. Le contrat multirisque habitation couvre le vélo rangé au domicile, dans une cave ou un local fermé, au titre du contenu : le vol y suppose en général une effraction, et la garantie se lit avec les sous-limites applicables aux objets de valeur et au matériel de sport. Hors du domicile, c'est une autre affaire. Vérifiez sur vos conditions particulières si une garantie joue dans la rue, et à quelle hauteur.

La responsabilité civile vie privée est le second morceau, et il pèse lourd. Si votre contrat habitation la comporte, elle répond des dommages que vous causez à un tiers en roulant : piéton renversé, rétroviseur arraché, chute provoquée chez un autre usager. Elle n'est pas automatique pour autant. C'est une garantie de contrat, pas une couverture attachée à votre personne, et la page responsabilité civile vie privée en détaille le périmètre.

Deux sources plus discrètes méritent le même coup d'œil. La notice de votre carte bancaire, d'abord : certaines cartes garantissent les achats récents contre le vol ou la casse, pendant une durée courte comptée depuis la date de facturation, ce qui couvre parfois les premiers mois d'un vélo neuf. Votre employeur, ensuite. Le forfait mobilités durables, prévu par l'article L3261-3-1 du code du travail et précisé par le décret n° 2020-541 du 9 mai 2020, lui permet de prendre en charge vos frais de déplacement domicile-travail à vélo. Sa mise en place est facultative, et c'est une aide au trajet : elle ne couvre ni le vol ni la casse.

Ce qui reste réellement à couvrir

Le trou est facile à nommer : le vol quand le vélo n'est pas chez vous. Attaché devant un commerce, sur un parking de gare, dans une cour d'immeuble ouverte sur la rue, il sort du terrain où le contrat habitation est à l'aise. C'est là que les vélos disparaissent, et c'est la raison d'être d'un contrat dédié.

Viennent ensuite les dommages au vélo lui-même, que la responsabilité civile ne traite pas : elle paie les autres, jamais votre matériel. Une chute seul, un choc contre une portière, un acte de vandalisme relèvent de la garantie casse, incluse dans le socle ou vendue en option selon les contrats.

Sur un vélo à assistance électrique, la batterie forme un poste distinct, avec ses propres règles de vétusté et ses propres exclusions. Elle a droit à sa section plus bas, parce qu'elle concentre l'essentiel des mauvaises surprises.

Restent vos blessures à vous, le jour où personne n'est responsable de votre chute. L'individuelle accident vendue avec un vélo plafonne souvent à un capital modeste. Pour ce risque, la garantie des accidents de la vie couvre bien davantage que les seules sorties à vélo, et se compare d'abord sur son seuil de déclenchement.

Vélo, VAE, speed bike : où l'assurance devient obligatoire

La frontière ne se lit ni au prix de l'engin ni à son allure. Elle tient à deux seuils techniques, posés par l'article R311-1 du code de la route.

Le cycle à pédalage assisté y est défini comme un cycle équipé d'un moteur auxiliaire électrique d'une puissance nominale continue maximale de 0,25 kilowatt, dont l'alimentation est réduite progressivement puis interrompue lorsque le véhicule atteint 25 km/h, ou plus tôt si le cycliste arrête de pédaler. Tant que ces deux conditions tiennent, l'engin est un vélo, et aucune obligation d'assurance ne s'y attache.

Au-delà, c'est un véhicule terrestre à moteur, et l'article L211-1 du code des assurances impose une assurance de responsabilité civile. L'obligation vise toute personne dont la responsabilité peut être engagée du fait du véhicule qu'elle fait circuler : elle est attachée à la circulation, pas à la propriété. Prêter l'engin ne la déplace donc pas sur l'emprunteur.

Deux situations se distinguent alors, et on les confond volontiers. Un engin homologué dans la catégorie L1e-B au sens du règlement européen n° 168/2013, le speed bike, s'immatricule et s'assure comme un cyclomoteur : la page assurance speed bike traite ce cas. Un vélo à assistance débridé, lui, ne devient pas un cyclomoteur homologué. Il devient un véhicule à moteur non conforme, qu'on ne peut ni immatriculer ni assurer comme tel.

La conséquence est rude et rarement énoncée. Le débridage fait sortir l'engin de la responsabilité civile vie privée de votre contrat habitation, qui exclut les véhicules terrestres à moteur. Après un accident corporel, la victime est indemnisée, par un assureur ou par le fonds de garantie, puis la somme versée est réclamée au conducteur. Le gain de vitesse se paie sur votre patrimoine. Les autres engins de la famille sont traités sur la page assurance mobilité douce.

Les situations qui rendent ce contrat pertinent

Un contrat vélo n'a pas la même utilité pour tout le monde. Quatre situations le justifient nettement.

  • Un stationnement régulier sur la voie publique ou dans un local collectif accessible, là où la garantie du contrat habitation s'arrête.
  • Un vélo à assistance électrique, dont la valeur dépasse la sous-limite que votre contrat habitation applique au contenu.
  • Un usage quotidien pour les trajets domicile-travail, qui multiplie simplement les occasions de sinistre.
  • Un vélo cargo, un siège enfant ou une remorque : ces accessoires se déclarent, faute de quoi ils sortent de l'indemnisation avec le reste de l'équipement.

À l'inverse, un vélo mécanique de quelques centaines d'euros, rentré chaque soir dans un garage fermé, ne justifie pas grand-chose. Opinion assumée, et elle engage la rédaction : sur ce profil, mettre de côté le montant de la cotisation revient au même, avec l'avantage de garder la main le jour où il faut remplacer.

Dimensionner sans se tromper

Le montant à assurer n'est pas le prix du vélo. C'est la somme que vous ne pourriez pas remettre sur la table du jour au lendemain. Chiffrez-la, puis regardez la franchise en face de ce chiffre. Un contrat dont la franchise absorbe l'essentiel de la valeur du vélo ne sert à rien ; sur un vélo coûteux, une franchise élevée fait au contraire baisser la cotisation sans entamer la protection utile. La fiche franchise pose le mécanisme.

Trois pièces se réunissent au moment de l'achat, pas au moment du vol : la facture du vélo, la facture de l'antivol, et le numéro inscrit sur le cadre accompagné de l'identifiant de marquage. Elles sont demandées ensemble, et un vélo disparu ne se photographie plus.

Ajoutez à la liste l'équipement qui voyage avec vous : casque, compteur, sacoches, éclairage, siège enfant. Leur valeur cumulée est rarement anecdotique, et leur sort au contrat est rarement celui du vélo.

Les conditions de la garantie vol se lisent avant l'achat de l'antivol

Le scénario se répète. Un vélo attaché à un poteau devant l'immeuble, un antivol acheté en ligne des mois plus tôt sans facture conservée, un vol constaté au matin. Le dossier part chez l'assureur, et la discussion porte sur la preuve, pas sur la valeur : rien n'établit le type d'antivol utilisé, ni qu'il l'était au moment du vol.

Trois exigences reviennent dans la rédaction de ces garanties, et chacune se vérifie sur les conditions particulières avant de signer.

  • Le type d'antivol, désigné au contrat par une norme ou un niveau de certification, parfois avec l'obligation d'en produire la facture.
  • Le point d'attache, qui doit être fixe et solidaire du sol ou du mobilier urbain. Un vélo cadenassé sur lui-même, roue reliée au cadre et rien d'autre, n'est pas considéré comme attaché.
  • Le lieu et la plage horaire. Le stationnement de nuit sur la voie publique peut être exclu ou plafonné ; quand une plage horaire d'exclusion existe, elle est écrite au contrat, et c'est cette ligne-là qu'il faut relever plutôt qu'un horaire supposé standard.

La parade tient en une habitude : constituer le dossier le jour de l'achat. Facture du vélo, facture d'un antivol conforme au type exigé, photographies du vélo et du numéro de cadre, identifiant de marquage noté ailleurs que sur le vélo.

Le résultat se mesure le jour du sinistre. La discussion porte alors sur la base d'indemnisation, c'est-à-dire sur la valeur retenue, et non plus sur votre crédibilité. Ce déplacement du débat vaut davantage que quelques euros de cotisation.

Une dernière vérification, souvent oubliée : si votre immeuble n'a pas de local à vélos, la clause de stationnement décide à elle seule de l'utilité du contrat. Elle se lit avant d'acheter le vélo, pas après.

Le marquage, obligatoire à la vente, utile à l'indemnisation

Depuis le 1er janvier 2021, les cycles neufs vendus par un commerçant portent un identifiant apposé sur le cadre et enregistré dans un fichier national. L'obligation s'étend depuis le 1er juillet 2021 aux cycles d'occasion vendus par un professionnel. Le dispositif a été mis en place par le décret n° 2020-1439 du 23 novembre 2020 et son arrêté d'application du 29 décembre 2020, en application du code des transports.

L'objectif affiché est la restitution des vélos retrouvés, et c'est là que se joue l'intérêt pratique du dispositif : les services qui récupèrent un vélo interrogent le fichier pour en retrouver le propriétaire.

D'où une conséquence que les pages d'assureurs passent sous silence. Déclarer le vol au fichier d'identification, en plus du dépôt de plainte, conditionne vos chances de revoir le vélo. Un vélo retrouvé qui n'est signalé nulle part comme volé ne revient à personne.

Côté assurance, l'identifiant et le numéro de cadre entrent dans le dossier de sinistre : ils établissent que le vélo volé était le vôtre. Notez-les et photographiez-les dès l'achat, avec la facture.

Un vélo acheté d'occasion entre particuliers, ou acquis avant ces dates, n'est pas identifié d'office. Un opérateur agréé peut procéder au marquage et à l'enregistrement, pour un coût faible au regard du prix d'un vélo à assistance électrique. Pensez aussi à faire enregistrer le changement de propriétaire quand vous reprenez un vélo déjà identifié : sans cela, le fichier désigne toujours l'ancien propriétaire.

La table de vétusté décide du chèque

Deux contrats affichant la même garantie vol, la même franchise et presque la même cotisation peuvent verser des sommes sans rapport sur le même vélo. La différence se trouve trois pages plus loin, dans la table de vétusté, et elle ne figure sur aucune plaquette.

Deux logiques d'indemnisation coexistent. La valeur d'achat garantie pendant une période donnée, souvent la première ou les deux premières années, rembourse le prix payé sur facture. Au-delà, le contrat bascule sur la valeur de remplacement, c'est-à-dire le prix d'un vélo équivalent d'occasion, ou sur la valeur d'achat diminuée d'une décote prévue au contrat, mensuelle ou annuelle selon la rédaction.

Ce taux et son plancher se demandent par écrit avant de signer, au même titre que la franchise. Le principe qui gouverne l'ensemble est posé par l'article L121-1 du code des assurances : l'indemnité due par l'assureur ne peut pas dépasser la valeur de la chose assurée au moment du sinistre. Une assurance vélo ne rend donc pas indéfiniment le prix du neuf, et aucune rédaction ne peut le prévoir.

La bonne comparaison ne porte donc pas sur la cotisation, mais sur ce que chaque contrat verserait pour votre vélo à l'âge qu'il aura dans trois ans. Voici ce calcul, sur un vélo à assistance électrique acheté 2 000 € et volé au bout de trois ans. Les trois bases ci-dessous sont des hypothèses de calcul choisies pour l'exemple : ce ne sont ni des tarifs, ni un relevé des pratiques du marché.

Base retenue au contratCalcul à trois ansFranchiseMontant versé
Décote de 20 % par an dès la première année2 000 € moins 60 %, soit 800 €aucune800 €
Décote de 10 % par an dès la première année2 000 € moins 30 %, soit 1 400 €150 €1 250 €
Valeur d'achat garantie 2 ans, puis 20 % par an2 000 € moins 20 %, soit 1 600 €150 €1 450 €

Six cent cinquante euros séparent la première ligne de la dernière, sur le même vélo, le même jour, pour un sinistre identique. C'est ce chiffre qui devrait classer les offres, et il n'apparaît sur aucune comparaison de cotisation. Le simulateur de remboursement après sinistre permet de refaire l'opération avec vos propres valeurs, et la fiche vétusté explique le mécanisme dans le détail.

Deux compléments appellent la même vigilance. La franchise, exprimée en euros ou en pourcentage de l'indemnité, qui peut absorber l'essentiel du versement sur un vélo mécanique. Et le sort des accessoires et de l'équipement, renvoyés à un plafond distinct quand ils ne sont pas purement exclus.

La batterie du VAE, poste à part

Sur un vélo à assistance électrique, la batterie représente une part lourde du prix et vieillit plus vite que le reste. Trois questions la concernent, et une seule figure d'ordinaire dans les arguments de vente.

Sa couverture hors du vélo, d'abord. Une batterie se retire pour être rechargée au domicile ou au bureau. Volée dans ce contexte, relève-t-elle du contrat vélo, du contrat habitation, ou de rien du tout ? La réponse est dans la rédaction, et elle se demande par écrit avant de souscrire.

Sa vétusté propre, ensuite. Certains contrats lui appliquent un coefficient de dépréciation distinct, plus rapide que celui du cadre. Au bout de quelques années, une batterie détruite peut n'être indemnisée qu'à une fraction de son prix de remplacement. Demandez le barème, avec son plancher, et vérifiez qu'il ne se confond pas avec celui du vélo.

L'origine du dommage, enfin. Une batterie qui cesse de tenir la charge relève de l'usure et, le cas échéant, de la garantie due par le vendeur : c'est un litige commercial, pas un sinistre. Détruite dans une chute ou dans un incendie, en revanche, elle relève du contrat, si la formule couvre ces événements. Quant à l'incendie parti d'une batterie en charge dans un logement, il met en présence deux assureurs à la fois, celui du vélo et celui de l'habitation : posez-leur la question avant qu'elle ne se pose pour de bon, et rechargez sous surveillance, avec le chargeur d'origine.

Casse, assistance, responsabilité : ce que le vol laisse de côté

Le vol occupe toute la discussion commerciale. Il n'est pas le seul événement qui met un vélo hors service.

La garantie casse couvre les dommages accidentels au vélo : chute, choc, vandalisme. Sur un cadre carbone, une chute banale peut condamner la pièce la plus chère de l'ensemble. Regardez si elle est incluse dans le socle ou vendue en option, et si elle joue en usage sportif, la compétition et la descente étant écartées par un certain nombre de rédactions.

L'assistance ensuite, dont l'intérêt dépend entièrement de votre usage. Un dépannage avec rapatriement du vélo et du cycliste ne vaut pas grand-chose à deux kilomètres de chez soi, et beaucoup sur quarante kilomètres quotidiens. Deux paramètres la définissent : le rayon d'intervention, souvent mesuré depuis le domicile, et le nombre d'interventions accordées par an.

La responsabilité civile, enfin. Elle est couverte par la responsabilité civile vie privée si votre contrat habitation la comporte, et la nuance compte : sans contrat habitation, ou avec un contrat qui ne l'inclut pas, elle n'existe pas. Vérifiez au passage si le contrat vélo en ajoute une de son côté, auquel cas vous paieriez deux fois la même garantie. Deux exceptions s'appliquent en toute hypothèse. L'usage professionnel, la livraison en particulier, sort des contrats de particuliers. Et les engins qui franchissent les seuils du code de la route relèvent du régime des véhicules à moteur, avec l'obligation d'assurance qui va avec.

Pour une pratique sportive encadrée, le matériel et la licence obéissent à d'autres règles que celles du trajet quotidien : la page assurance sport les détaille.

Déclarer un vol de vélo

Deux démarches se mènent en parallèle, et elles n'obéissent pas aux mêmes règles. L'une vient de la loi, l'autre du contrat.

La déclaration à l'assureur, d'abord. L'article L113-2, 4° du code des assurances fixe un plancher au délai que le contrat peut imposer : cinq jours ouvrés en général, ramenés à deux jours ouvrés en cas de vol. Le contrat peut accorder davantage, jamais moins, et ce délai peut être prolongé d'un commun accord. Relevez donc le délai écrit dans vos conditions sans supposer qu'il est de deux jours : deux jours ouvrés est un minimum opposable à l'assureur, pas le délai de droit commun.

Le dépôt de plainte, ensuite. Aucun texte ne l'impose à la victime d'un vol. C'est l'assureur qui l'exige, par une clause du contrat, dans le délai qu'il fixe lui-même. La nuance change la façon de lire un refus : la plainte est une condition contractuelle, elle se discute comme telle, et son délai se vérifie sur le contrat et non sur une règle générale qui n'existe pas.

Le dossier réunit la facture du vélo, l'identifiant de marquage et le numéro de cadre, la facture de l'antivol et, s'ils existent, ses restes. Ajoutez la déclaration du vol au fichier d'identification des cycles. La méthode générale, pièces et délais, est décrite dans le guide déclarer un sinistre.

Ce que dit la règle, ce que couvre le contrat, les points à vérifier avant de signer

Ce que dit la règle

Assurer un vélo n'est pas obligatoire, qu'il soit mécanique ou à assistance électrique dans les limites de l'article R311-1 du code de la route. L'obligation apparaît au-delà de ces limites, pour un engin qui relève alors du régime des véhicules terrestres à moteur. Ce qui est obligatoire, en revanche, c'est l'identification du cycle lors d'une vente par un professionnel.

Ce que couvre le contrat

  • Le vol, dans les conditions d'antivol, de lieu et d'horaire écrites au contrat, au domicile comme hors du domicile.
  • Les dommages accidentels au vélo et, selon la formule, au moteur et à la batterie d'un vélo à assistance électrique.
  • L'assistance au cycliste en cas de panne ou d'accident, dans un rayon et un nombre d'interventions fixés au contrat.
  • Les accessoires et l'équipement déclarés, dans la limite d'un plafond qui leur est propre.
  • Selon les contrats, une responsabilité civile du cycliste, qui vient alors doubler ou compléter celle de votre contrat habitation.

Les points à vérifier avant de signer

  • Le type d'antivol exigé, et l'obligation éventuelle d'en fournir la facture.
  • La clause de stationnement : lieux couverts, durée maximale, et la plage horaire d'exclusion quand elle existe, telle qu'elle est écrite au contrat.
  • La base d'indemnisation et la décote prévue au contrat, mensuelle ou annuelle, avec son plancher, la durée de la valeur d'achat garantie et le montant de la franchise.
  • Les pièces exigées en cas de vol : la plainte demandée par le contrat, dans le délai qu'il fixe, et la déclaration à l'assureur, que le contrat ne peut pas exiger en moins de deux jours ouvrés.
  • Le traitement de la batterie : couverture hors du vélo pendant la recharge, vétusté propre, exclusions.
  • Les exclusions d'usage : compétition, descente, location entre particuliers, livraison et tout usage professionnel.

Pour qui ce contrat est écrit

Pour le cycliste urbain qui stationne dehors, pour le propriétaire d'un vélo à assistance électrique, et pour la famille dont les vélos valent, cumulés, davantage que la sous-limite du contrat habitation. Les autres gagnent à relire leur contrat habitation avant d'en signer un second.

Faites l'inventaire avant de comparer

Trois documents suffisent, et l'exercice prend un quart d'heure : les conditions particulières de votre contrat habitation, la notice de garanties de votre carte bancaire principale, et le bon de commande du vélo.

  • La responsabilité civile vie privée : figure-t-elle au contrat, et jusqu'où va-t-elle hors du domicile ?
  • Les sous-limites applicables au contenu, en particulier celle qui vise le matériel de sport et les objets de valeur.
  • Les exclusions liées à un usage professionnel, qui font sortir du contrat tout ce qui touche à une activité rémunérée.
  • La durée de la garantie achat de votre carte bancaire, comptée depuis la date de facturation.

Ce relevé sert deux fois : il dit ce qui manque, et il fournit les montants à mettre en face des offres. Pour la famille d'engins voisins, trottinettes et gyroroues comprises, le guide de la mobilité douce prend le relais.

Deux pièges communs à tous les contrats de niche

Ils ne sont pas propres au vélo, et ils se règlent tous les deux le jour de la signature, pas le jour du sinistre.

  • La valeur déclarée. Sans facture, expertise ou photographies datées, l'indemnité se discute au plus bas, et le doute profite à celui qui a rédigé le contrat.
  • La condition de protection ou d'usage. Antivol d'un type précis, local fermé, zone de pratique, niveau de compétition : ce ne sont pas des recommandations, ce sont des conditions de la garantie.

Une habitude vaut mieux qu'une relecture annuelle. Posez vos questions par courriel avant de souscrire, et conservez les réponses. Une réponse écrite de l'assureur sur le traitement de la batterie ou sur la plage horaire de stationnement pèsera plus lourd, le jour du sinistre, que dix comparaisons de cotisation. C'est aussi la seule pièce que vous pourrez produire si la rédaction du contrat a changé entre-temps.

Questions fréquentes

Est-il obligatoire d'assurer son vélo ?
Non. Aucune obligation d'assurance ne pèse sur un vélo, ni sur un vélo à assistance électrique qui respecte les limites de l'article R311-1 du code de la route : un moteur de 0,25 kilowatt au plus, dont l'assistance se coupe à 25 km/h ou dès que le cycliste arrête de pédaler. Au-delà de ces limites, l'engin est un véhicule terrestre à moteur et l'assurance de responsabilité civile devient obligatoire, en application de l'article L211-1 du code des assurances. Si votre contrat habitation comporte une responsabilité civile vie privée, elle couvre en principe les dommages que vous causez à un tiers en roulant à vélo.
Le marquage du vélo est-il obligatoire ?
Oui, lors d'une vente par un professionnel. Les cycles neufs vendus par un commerçant sont identifiés depuis le 1er janvier 2021, les cycles d'occasion vendus par un professionnel depuis le 1er juillet 2021, en application du décret n° 2020-1439 du 23 novembre 2020. L'obligation pèse sur le vendeur : un vélo acheté avant ces dates ou entre particuliers peut être marqué volontairement par un opérateur agréé. En cas de vol, déclarez-le au fichier d'identification en plus de la plainte, faute de quoi un vélo retrouvé ne pourra pas vous être restitué.
Mon vélo électrique doit-il être assuré comme un deux-roues ?
Seulement s'il dépasse les seuils du cycle à pédalage assisté. En dessous, c'est un vélo. Au-dessus, deux cas se présentent : l'engin homologué en catégorie L1e-B, le speed bike, s'immatricule et s'assure comme un cyclomoteur ; un vélo débridé, lui, est un véhicule à moteur non conforme, ni immatriculable ni assurable comme tel, et la responsabilité civile vie privée de votre contrat habitation ne le couvre pas, puisqu'elle exclut les véhicules terrestres à moteur.
Ma responsabilité civile de cycliste est-elle déjà couverte ?
Si votre contrat habitation comporte une responsabilité civile vie privée, elle répond des dommages que vous causez à un tiers en roulant à vélo. Vérifiez-le sur vos conditions particulières : cette garantie relève du contrat, pas de la loi, et elle suppose qu'un contrat habitation existe. Vérifiez aussi si le contrat vélo que vous envisagez en ajoute une, auquel cas vous paieriez deux fois la même protection. Un contrat vélo sert d'abord à couvrir le vélo lui-même et, selon la formule, vos propres blessures.
Comment se faire rembourser un vol de vélo ?
Déclarez le vol à votre assureur dans le délai écrit au contrat, que celui-ci ne peut pas fixer à moins de deux jours ouvrés (article L113-2, 4° du code des assurances). Déposez plainte si le contrat l'exige, et signalez le vol au fichier d'identification des cycles. Joignez ensuite la facture du vélo, le numéro de cadre et l'identifiant de marquage, la facture de l'antivol et ses restes s'ils existent. L'indemnité est calculée sur la base prévue au contrat, valeur d'achat garantie ou valeur diminuée de la vétusté, puis diminuée de la franchise.

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