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Avis Generali

3.9/5 · 1230 avis · Société d'assurance
1831année de fondation
3.9/5note moyenne
1230avis clients
3produits phares

Présentation

Si un intermédiaire vous propose une assurance vie, une prévoyance ou une assurance de prêt portée par Generali, la question utile n'est pas « que vaut Generali » mais « qui fait quoi dans ce montage ». Voici pourquoi. Fondée à Trieste en 1831, la compagnie distribue en France principalement par des agents généraux et des courtiers, et elle porte le risque de contrats commercialisés sous d'autres marques. On peut donc en être client sans avoir jamais vu son nom sur une plaquette, et détenir deux contrats d'enseignes différentes adossés au même porteur, ce qui ne diversifie rien. La mention à chercher tient en trois mots sur vos documents : « contrat assuré par ».

Ce que son modèle de distribution implique

Une distribution intermédiée, par des agents généraux et des courtiers, doublée d'un rôle de porteur de risque derrière des marques tierces. Concrètement, deux personnes distinctes interviennent dans votre contrat : la compagnie qui garantit l'engagement et le professionnel qui vend, conseille et suit le dossier. À notre lecture, c'est ce partage qui explique la plupart des retours contradictoires que l'on trouve en ligne : la qualité du suivi dépend largement du distributeur, la solidité de la garantie du porteur.

À qui Generali convient, et à qui moins

Plutôt adapté : Un épargnant accompagné par un conseiller en gestion de patrimoine ou un courtier, qui veut un contrat riche en unités de compte et accepte de payer un conseil ; un professionnel libéral ou une entreprise dont les besoins de prévoyance et de responsabilité passent par un cahier des charges.

Plutôt à écarter : Un assuré qui veut souscrire son auto ou son habitation en quelques minutes sans intermédiaire : sur ces produits, la relation passe par un agent général, pas par un parcours direct.

Ce que la note ne mesure pas

Une note moyenne agrège des expériences très différentes, sans dire lesquelles ont donné lieu à un sinistre ni comment il a été réglé. Cinq éléments décident pourtant de la valeur d'un contrat, et aucun n'apparaît dans une moyenne.

  • le délai réel entre la déclaration et le versement, variable selon la branche et la complexité du dossier
  • l'existence d'une avance de frais, déterminante en santé et en voyage
  • la possibilité de contester une expertise et la prise en charge d'une contre-expertise
  • la solidité du réseau de réparateurs agréés en auto
  • la clarté des exclusions, qui se lit dans les conditions générales et non dans un commentaire

Ces éléments se vérifient sur pièces. Demandez la fiche IPID avant de souscrire (un document normalisé de deux faces A4, trois au maximum), lisez le chapitre des exclusions, et repérez la procédure de réclamation puis de médiation prévue au contrat.

À vérifier sur votre devis

  • la mention « contrat assuré par » sur les documents précontractuels et les conditions générales : elle nomme le porteur du risque, qui n'est pas toujours la marque affichée
  • le détail des frais poste par poste, par écrit : frais sur versement, frais de gestion annuels du contrat, frais d'arbitrage, frais internes des supports
  • l'identité de votre interlocuteur au quotidien, et ce qui se passe s'il cesse son activité
  • le mode de rémunération de l'intermédiaire, qu'il doit vous indiquer avant la conclusion du contrat
  • pour un contrat d'épargne, la liste des supports accessibles et les conditions d'un éventuel transfert interne

Porteur de risque et distributeur ne sont pas la même entreprise

Trois rôles se partagent un contrat d'assurance vie, et les confondre fausse tout jugement. L'assureur porte l'engagement et répond de la garantie. Le distributeur vend, conseille et suit le dossier. Le gestionnaire administre les opérations au quotidien. Une même société peut cumuler ces rôles ; chez un assureur intermédié, ce n'est souvent pas le cas.

D'où une situation fréquente et rarement expliquée. Un contrat commercialisé sous la marque d'une association d'épargnants, d'une banque en ligne ou d'un cabinet de gestion peut être porté par une compagnie dont le nom n'apparaît qu'en petits caractères. Vous êtes alors client de cette compagnie, avec les conséquences que cela emporte sur la garantie et sur la solidité.

La conséquence la plus contre-intuitive concerne la diversification. Détenir deux contrats sous deux marques différentes ne répartit pas votre risque si les deux sont adossés au même porteur. C'est l'entité qui garantit qui compte, pas le logo sur l'enveloppe.

Le réflexe se résume à une ligne à chercher, systématiquement, avant de signer : la mention « contrat assuré par » figure sur les documents précontractuels et sur les conditions générales. Notez ce nom, puis vérifiez s'il revient sur vos autres contrats.

Les frais dépendent du canal, pas seulement du contrat

Deux contrats portés par la même compagnie peuvent afficher des frais très différents selon celui qui les distribue. Ce n'est pas une anomalie, c'est la structure du modèle intermédié.

Empilez les couches pour comprendre où part l'argent. À l'entrée, des frais sur versement. Chaque année, des frais de gestion appliqués à l'encours. À chaque changement de support, des frais d'arbitrage. Et, à l'intérieur de chaque unité de compte, les frais propres du fonds, qui n'apparaissent pas sur le relevé du contrat.

Une partie de ces frais revient au distributeur, sous forme de commissions ou de rétrocessions. C'est la rémunération du conseil et du suivi. Elle se justifie si le service existe ; elle se paie dans tous les cas.

L'effet cumulé se mesure en points de rendement sur la durée, et il dépasse souvent l'écart de performance entre deux fonds comparables. Demandez le détail complet par écrit, poste par poste, avant de signer : ce document se compare, une plaquette commerciale non.

Le conseil intermédié : statut, rémunération, devoir de conseil

Payer un intermédiaire a du sens si le conseil produit quelque chose que vous n'auriez pas fait seul : sélection des supports, allocation adaptée à votre horizon, arbitrages suivis, coordination avec votre situation patrimoniale et successorale.

La loi encadre ce conseil, et les obligations sont plus concrètes qu'on ne le croit. Avant la conclusion du contrat, le distributeur doit vous communiquer la nature de sa rémunération, notamment s'il s'agit d'honoraires, de commissions ou d'un autre type de rémunération (article L521-2 du code des assurances).

Il doit également préciser par écrit vos exigences et vos besoins, vous conseiller un contrat cohérent avec eux et motiver ce conseil (article L521-4). Gardez ce document : c'est la trace de ce que vous avez demandé.

Pour un produit d'investissement fondé sur l'assurance, l'exigence monte d'un cran. Le distributeur doit évaluer vos connaissances et votre expérience en matière financière, votre situation financière, y compris votre capacité à subir des pertes, ainsi que vos objectifs et votre tolérance au risque, avant de recommander un contrat (article L522-5).

Une question simple révèle la valeur du conseil reçu : demandez comment votre allocation serait modifiée si votre horizon passait de quinze ans à cinq. Une réponse argumentée vaut mieux que n'importe quelle plaquette.

Ce que le porteur garantit sur un fonds en euros, et ce qu'il ne garantit pas

Le fonds en euros est le seul support d'un contrat d'assurance vie sur lequel l'assureur porte un engagement de garantie en capital, selon les modalités prévues au contrat. Les unités de compte, elles, ne sont pas garanties : l'assureur s'engage sur le nombre de parts, pas sur leur valeur.

Cet engagement dépend de la solidité du porteur, et elle se vérifie sur pièces. Chaque organisme publie un rapport sur sa solvabilité et sa situation financière, document annuel qui expose notamment son ratio de couverture du capital de solvabilité requis. C'est public, c'est daté, et cela vaut mieux qu'une réputation.

Ne demandez pas à ce rapport ce qu'il ne contient pas. Il ne dit rien des frais de votre contrat, rien de la qualité du conseil reçu, rien des délais de traitement d'un rachat.

Un filet de sécurité existe par ailleurs pour les assurances de personnes, sous la forme d'un fonds de garantie sectoriel. Son mécanisme et ses plafonds d'intervention se lisent dans le code des assurances : ce site ne publie aucun montant qui n'ait été relu sur le texte en vigueur.

La règle pratique en découle, et elle n'a rien à voir avec les marques. Une épargne importante se répartit entre plusieurs porteurs de risque, après avoir vérifié qui porte quoi.

Blocage des rachats : deux autorités, deux logiques

Deux mécanismes distincts permettent de suspendre le paiement des rachats sur un contrat d'assurance vie, et ils ne se corrigent pas de la même façon. Les confondre conduit à un mauvais conseil.

Le premier est systémique. Le Haut Conseil de stabilité financière peut, sur proposition du gouverneur de la Banque de France, suspendre, retarder ou limiter temporairement les opérations de rachat et d'arbitrage, pour trois mois au plus, renouvelables dans la limite de six mois consécutifs (loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, article 49 ; article L631-2-1, 5° ter du code monétaire et financier). La mesure vise le marché, pas un contrat mal choisi, et elle n'a jamais été activée depuis 2016.

Le second est individuel, et il est plus souvent ignoré. L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution peut ordonner à un organisme d'assurance de suspendre, retarder ou limiter, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d'arbitrages, le versement d'avances sur contrat ou la faculté de renonciation, lorsque sa solvabilité, sa liquidité ou les intérêts de ses assurés sont compromis ou susceptibles de l'être (article L612-33, 7° du code monétaire et financier).

La différence commande la stratégie. Face à la mesure systémique, changer d'assureur ne protège de rien, puisqu'elle s'applique à tous. La mesure individuelle, elle, vise un organisme donné : répartir son épargne entre plusieurs porteurs y réduit réellement l'exposition.

Conclusion opérationnelle : gardez votre épargne de précaution hors assurance vie, sur des supports disponibles à tout moment, et répartissez le reste entre porteurs distincts plutôt qu'entre marques.

Transférer un contrat sans repartir de zéro fiscalement

Racheter un vieux contrat pour en souscrire un meilleur ailleurs coûte cher en antériorité fiscale : l'ancienneté acquise disparaît avec le contrat.

La loi Pacte de 2019 a ouvert une autre voie. Un contrat peut être transformé en un autre contrat d'assurance vie chez le même assureur sans perdre son antériorité fiscale, dans les conditions prévues par l'article 125-0 A du code général des impôts. Ces conditions portent notamment sur la réorientation d'une partie de l'épargne vers des supports autres que le fonds en euros : leur contenu exact se lit sur le texte en vigueur au moment de l'opération, et ce site n'en publie pas le détail chiffré.

Deux limites méritent d'être connues. C'est une faculté, pas un droit : l'assureur n'est pas tenu d'accepter. Et le transfert ne franchit pas les frontières d'un porteur, ce qui explique l'intérêt de la question chez une compagnie présente derrière plusieurs marques.

Avant de demander une transformation, posez trois questions par écrit. Quels supports seront accessibles sur le contrat d'arrivée. Quels frais s'appliquent à l'opération et au nouveau contrat. Quelle part de l'encours doit être convertie pour que la transformation soit recevable. Ensuite seulement, comparez avec un rachat partiel programmé, qui peut suffire.

La clause bénéficiaire pèse plus lourd que le choix du contrat

À notre lecture, c'est le point sur lequel un conseil bien fait rapporte le plus, davantage qu'un écart de rendement de quelques dixièmes.

La désignation n'exige pas de nommer les bénéficiaires. L'article L132-8 du code des assurances valide expressément la désignation de personnes « sans être nommément désignées », dès lors qu'elles sont suffisamment définies : le conjoint, les enfants nés ou à naître, les héritiers. Une formule générique évite d'oublier une mise à jour après une naissance.

La clause se modifie librement tant que le bénéficiaire n'a pas accepté le bénéfice du contrat. Après acceptation, l'accord du bénéficiaire devient nécessaire. Relisez-la à chaque événement familial : mariage, divorce, naissance, décès d'un bénéficiaire désigné.

Un bénéficiaire qui s'ignore n'est pas sans recours. Toute personne peut demander à être recherchée comme bénéficiaire d'un contrat souscrit par une personne décédée. L'organisme professionnel compétent transmet la demande aux assureurs dans les quinze jours, et l'assureur concerné dispose d'un mois pour informer le bénéficiaire (article L132-9-2).

Côté fiscalité, deux précisions valent d'être écrites, parce qu'elles sont souvent mal résumées. L'abattement annuel de 4 600 euros, ou 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune, applicable aux produits d'un contrat de plus de huit ans, ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux restent dus sur la totalité des produits.

Et le seuil de 150 000 euros qui commande le taux applicable aux produits des primes versées depuis le 27 septembre 2017 s'apprécie sur l'ensemble des primes nettes détenues par l'assuré au 31 décembre de l'année précédente, tous contrats confondus, quelle que soit leur date de versement.

Unités de compte : lire le document d'informations clés

Avant de souscrire un support en unités de compte, un document d'informations clés vous est remis. Il est court, normalisé, et il contient l'essentiel de ce qu'une plaquette ne dit pas.

Trois éléments s'y lisent en priorité. L'indicateur synthétique de risque, gradué de 1 à 7, qui situe le support. Les scénarios de performance, qui montrent ce que devient un placement selon les conditions de marché. Et les coûts, exprimés en pourcentage et en impact sur le rendement, sur des durées de détention différentes.

Vérifiez ensuite la cohérence avec votre situation, pas avec le discours commercial. La durée de détention recommandée du support doit correspondre à votre horizon réel, et le niveau de risque à ce que vous pouvez supporter sans vendre au mauvais moment.

Un support très diversifié affiche rarement un indicateur bas, et un indicateur bas ne signifie pas absence de perte. Ces deux idées reçues coûtent plus cher que le choix de la compagnie.

Assurance emprunteur : les droits qui ne dépendent pas du porteur

Si votre assurance de prêt est portée par cette compagnie, ou par n'importe quelle autre, vos droits sont les mêmes. Ils viennent de la loi, pas du contrat.

Une fiche standardisée d'information vous est fournie dès la première simulation, et elle porte quatre chiffres : la cotisation périodique, le coût total sur la durée du prêt, le coût sur les huit premières années et le taux annuel effectif de l'assurance (arrêté du 29 avril 2015 ; article L313-10 du code de la consommation). C'est le document de comparaison, et il est standardisé précisément pour cela.

La substitution est ouverte à tout moment, sans frais, depuis le 1er juin 2022 pour les offres nouvelles et le 1er septembre 2022 pour les contrats en cours (article L113-12-2 du code des assurances). Le prêteur doit notifier sa décision dans les dix jours ouvrés à compter de la réception de votre demande (article L313-31 du code de la consommation).

L'équivalence de garanties n'est pas une appréciation libre de la banque. Elle s'exerce sur onze critères au plus choisis parmi dix-huit, et quatre parmi huit pour la garantie perte d'emploi, selon l'avis du Comité consultatif du secteur financier du 13 janvier 2015. Demandez la liste retenue par votre prêteur : elle est opposable.

Enfin, la dispense d'examen médical prévue par la loi Lemoine s'applique lorsque la part assurée sur l'encours cumulé des contrats de crédit n'excède pas 200 000 euros par assuré et que le remboursement s'achève avant le soixantième anniversaire (article L113-2-1 du code des assurances). La dispense porte sur les informations de santé, pas sur le reste du questionnaire.

Profession libérale : la prévoyance se compare nette d'impôt

Pour un travailleur non salarié, comparer deux contrats de prévoyance sur la cotisation brute donne un résultat faux. Le bon terme de comparaison est la prestation nette d'impôt, rapportée au coût net.

Le mécanisme est connu sous le nom de dispositif Madelin : les cotisations versées à un contrat de prévoyance complémentaire sont déductibles du bénéfice imposable, dans les limites prévues par l'article 154 bis du code général des impôts. En contrepartie, les prestations servies sont en principe imposables.

Deux contrats identiques en apparence peuvent donc diverger nettement une fois l'impôt pris en compte, selon votre tranche et selon la nature des prestations.

Un point technique décide souvent du sort d'un sinistre, et il n'a rien de fiscal. La déclaration exacte de l'activité exercée conditionne la garantie. Une omission ou une déclaration inexacte de bonne foi entraîne, après sinistre, une réduction proportionnelle de l'indemnité (article L113-9 du code des assurances) ; une fausse déclaration intentionnelle qui change l'objet du risque entraîne la nullité du contrat (article L113-8). Sur un contrat souscrit il y a dix ans, relisez ce que vous aviez déclaré.

Sur les risques d'entreprise, la logique s'inverse

Pour une entreprise, le sujet n'est plus de choisir une marque mais d'écrire un cahier des charges. Activités exercées, chiffre d'affaires, effectif, sous-traitance, implantations, matériel, valeurs assurées : ce document conditionne tout ce qui suit.

C'est ensuite l'intermédiaire qui met les porteurs en concurrence sur cette base. Un même risque peut être placé chez plusieurs compagnies selon la branche, et l'intérêt du modèle intermédié tient précisément là.

Voici le protocole qui découle de cette fiche, et il vaut pour tout contrat vendu par un intermédiaire, quelle que soit la compagnie derrière. Relevez le porteur sur les documents précontractuels. Demandez le détail des frais par écrit, poste par poste. Vérifiez que votre déclaration d'activité correspond à ce que vous faites réellement aujourd'hui. Puis, sur l'épargne, comptez vos porteurs, pas vos contrats. Ces quatre gestes se font en une heure et protègent mieux qu'un comparatif de notes.

Points forts et limites

Points forts

  • Un rôle de porteur de risque derrière des contrats commercialisés sous d'autres marques
  • Une gamme d'épargne riche en unités de compte, distribuée avec un accompagnement
  • Des solutions dédiées aux entreprises et aux professions libérales

Limites

  • Une relation qui passe par un intermédiaire, avec une qualité de suivi qui en dépend
  • Des frais qui varient selon le distributeur pour un contrat porté par la même compagnie
  • Une souscription auto et habitation qui passe par un agent général, sans parcours direct

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Questions fréquentes sur Generali

Pourquoi choisir Generali ?

Pour un contrat d'épargne riche en unités de compte souscrit avec un conseiller, pour une prévoyance de travailleur non salarié ou pour des risques d'entreprise placés par un intermédiaire. Moins si vous cherchez à souscrire une auto ou une habitation en quelques minutes sans passer par un agent général. Dans tous les cas, la qualité du suivi dépendra autant du distributeur que de la compagnie.

Comment savoir qui porte réellement mon contrat ?

La mention « contrat assuré par » figure sur les documents précontractuels et sur les conditions générales, et elle nomme la compagnie qui garantit l'engagement. Relevez ce nom : il peut être différent de la marque commerciale, et il peut être le même sur deux contrats que vous croyez diversifiés.

Pourquoi les frais varient-ils autant ?

Parce qu'une partie des frais rémunère le distributeur, sous forme de commissions ou de rétrocessions. Deux contrats portés par la même compagnie peuvent donc afficher des frais très différents selon le réseau qui les vend. Demandez le détail poste par poste, par écrit, avant de comparer.

Qui contacter en cas de problème ?

D'abord le distributeur, qui gère la relation au quotidien. Si le désaccord persiste, la réclamation s'adresse par écrit au service dédié de l'assureur porteur, puis à la médiation de l'assurance indiquée dans les conditions générales. Surveillez le calendrier : les actions dérivant d'un contrat d'assurance se prescrivent en principe par deux ans (article L114-1 du code des assurances).

Mon épargne peut-elle être bloquée ?

Deux mécanismes existent. Le Haut Conseil de stabilité financière peut suspendre ou limiter les rachats sur l'ensemble du marché, pour trois mois au plus, renouvelables dans la limite de six mois consécutifs ; cette mesure n'a jamais été activée depuis 2016. L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution peut par ailleurs imposer la même chose à un organisme dont la solvabilité, la liquidité ou les intérêts des assurés sont compromis (article L612-33, 7° du code monétaire et financier). Seul le second risque se réduit en répartissant l'épargne entre plusieurs porteurs.