Comment nous sommes rémunérés
Un comparateur est rémunéré, le plus souvent par une commission versée lorsqu'une mise en relation aboutit. Nier ce fait serait absurde, et la loi ne l'interdit pas : l'article L111-7 du code de la consommation impose à un opérateur de plateforme de dire si sa rémunération influence le classement qu'il présente, pas d'y renoncer.
D'autres formes de rémunération existent dans la distribution d'assurance. Un intermédiaire peut percevoir des honoraires facturés au client, des frais qui lui sont propres, ou une rémunération étalée sur la durée du contrat. Quand de tels frais existent, ils doivent vous être annoncés avant la conclusion du contrat : l'article L521-2 du code des assurances impose d'informer le souscripteur de la nature de la rémunération perçue.
Nous nous engageons pour notre part à ne facturer ni frais de dossier ni honoraire de conseil. C'est un engagement, pas un fait vérifiable de l'extérieur, et le test qui le met à l'épreuve tient en une opération : comparez le tarif que nous vous présentons avec celui affiché par la compagnie, à garanties identiques. Cette vérification prend cinq minutes et ne demande rien à personne.
Ce que la rémunération ne décide pas
L'ordre dans lequel les offres vous sont présentées se construit sur le besoin que vous avez exprimé, le périmètre des garanties et le positionnement du contrat. Nous prenons ici deux engagements que vous pouvez nous opposer : le montant de la rémunération n'entre pas dans ce calcul, et aucune position ne se vend.
Aucun contrôle externe ne peut l'attester à notre place, c'est pourquoi nous l'écrivons comme un engagement et non comme un fait établi. Un lecteur prudent gardera la formule en tête : une page qui affirme sa propre neutralité ne prouve rien par cette affirmation.
Si un emplacement devenait un jour payant, son caractère publicitaire devrait être identifié comme tel sur la page, et il le serait. C'est une obligation d'affichage, pas une préférence éditoriale.
Un dernier point relève de l'ordre d'affichage lui-même. Sur certains produits, la position d'un assureur dans nos listes résulte d'un choix éditorial de l'éditeur et non d'un calcul : elle ne découle donc ni des notes, ni d'un score. Là où c'est le cas, la page ne présente pas la liste comme triée par note.
Le panel, daté et limité
Le panel affiché plus bas rassemble les assureurs dont les offres sont comparées et analysées sur ce site. Il ne couvre pas le marché français, et cette limite mérite d'être lue avant de comparer.
Certaines mutuelles régionales, certaines compagnies réservées à une profession et certains contrats vendus exclusivement en direct n'y figurent pas. Sur un profil très particulier, un risque aggravé ou un besoin professionnel pointu, la meilleure offre peut donc se trouver en dehors de ce panel.
La conséquence juridique est utile à connaître. Le code des assurances distingue l'information due au souscripteur, prévue à l'article L521-2, du conseil formalisé de l'article L521-4, qui doit préciser les exigences et les besoins exprimés et les raisons justifiant le contrat proposé. Ce conseil porte sur les contrats effectivement proposés, jamais sur l'intégralité du marché. Un comparateur qui laisserait croire qu'il balaie toute l'offre française vous ferait décider sur une information fausse.
La liste éditoriale complète des compagnies suivies, avec leur statut et leur modèle de distribution, figure sur la page des compagnies d'assurance.
Pourquoi une compagnie du panel peut manquer à vos résultats
C'est le point le moins expliqué, et celui qui produit le plus d'incompréhension. Une compagnie peut figurer dans le panel et ne vous être proposée sur aucune de vos demandes. Trois mécanismes l'expliquent, et aucun ne relève d'un arbitrage éditorial.
Le premier est le périmètre produit. Un assureur présent en automobile n'est pas nécessairement présent en santé ou en multirisque professionnelle : un panel se compose branche par branche, pas en bloc.
Le deuxième est la politique de souscription. Chaque compagnie définit les risques qu'elle accepte : ancienneté du permis, antécédents, nature du logement, activité déclarée, zone géographique. Un assureur qui n'accepte pas votre profil ne renvoie pas un tarif élevé, il ne renvoie rien du tout. L'absence d'une marque dans vos résultats peut donc venir d'une décision de cette marque plutôt que d'un choix de notre part.
Le troisième est la disponibilité technique. Une tarification en ligne dépend de connexions qui peuvent être interrompues, et certaines offres ne sont pas tarifables sans intervention humaine. L'offre existe alors, mais elle ne s'affiche pas instantanément.
La conclusion pratique est simple : si une compagnie vous intéresse et n'apparaît pas, la question à poser est celle de son acceptation de votre profil, pas celle de sa présence dans le panel.
Ce qu'une relation de distribution engage, et ce qu'elle n'engage pas
Dans la distribution d'assurance, une relation entre un distributeur et une compagnie est d'abord technique et commerciale : elle permet de tarifer, de transmettre un dossier et, le cas échéant, de percevoir une commission. Elle ne va pas au-delà, et il vaut mieux le dire que le laisser supposer.
Elle n'emporte par elle-même aucune exclusivité dans un sens ni dans l'autre. Elle ne confère aucun label, aucune recommandation particulière, aucune priorité d'affichage.
Elle ne donne pas non plus à une compagnie un droit de regard sur les contenus publiés. Nous nous engageons à ne soumettre aucune fiche à la relecture de l'assureur qu'elle décrit : les fiches exposent un statut, un mode de distribution, un positionnement, des atouts et des limites.
Enfin, rien de tout cela n'est permanent. Une liste évolue, et une page qui afficherait une sélection figée depuis des années mériterait votre méfiance. C'est la raison d'être de la date affichée en tête de cette page.
Comment une compagnie entre dans le comparateur
Trois conditions pratiques commandent la présence d'une compagnie dans le comparateur : proposer des contrats accessibles aux particuliers, accepter que ses offres soient distribuées par un intermédiaire, et fournir des conditions générales exploitables. Sans documents contractuels lisibles, aucune comparaison sérieuse n'est possible.
Une compagnie qui vend uniquement en direct, sans passer par un intermédiaire, ne remplit pas la deuxième condition. Sa fiche peut néanmoins figurer sur ce site à titre éditorial, parce qu'un lecteur a intérêt à savoir qu'elle existe et comment elle fonctionne. Présence d'une fiche et présence dans une comparaison sont donc deux choses distinctes.
Les fiches publiées décrivent le statut de chaque société, son mode de distribution et son positionnement. Une mutuelle sans intermédiaire, un réseau d'agents généraux mandatés et un assureur qui ne vend qu'à distance ne rendent pas le même service, et cette information vaut souvent davantage qu'une note globale. Chaque fiche indique aussi des limites : une fiche qui ne comporterait que des qualités serait une publicité, pas une analyse.
Vérifier par vous-même
Trois contrôles suffisent à juger un intermédiaire, sur ce site comme ailleurs. Aucun ne demande de compétence technique.
- Demander l'information précontractuelle avant toute souscription : l'article L521-2 du code des assurances impose au distributeur de préciser son identité, sa qualité, la nature de sa rémunération et ses liens éventuels avec des entreprises d'assurance
- Lire le document d'information normalisé sur le produit d'assurance, imposé par l'article L112-2 du code des assurances et le règlement d'exécution UE 2017/1469 : il nomme l'entreprise qui porte le risque et expose les limites de la couverture
- Comparer le tarif proposé avec celui affiché par la compagnie, à garanties identiques : c'est le test qui met notre engagement d'absence de frais à l'épreuve
En cas de litige
Adressez d'abord une réclamation écrite au service concerné, en conservant la date d'envoi et une preuve de réception. Beaucoup de dossiers se règlent à ce stade, sans autre démarche.
Si la réponse ne vous satisfait pas, la médiation de l'assurance peut être saisie gratuitement. Le code des assurances impose aux distributeurs de produits d'assurance d'adhérer à un dispositif de médiation et de vous en communiquer les coordonnées : demandez-les par écrit si elles ne figurent pas sur la réponse reçue. Le recours judiciaire reste ouvert par ailleurs.
L'identité de l'éditeur de ce site, sa forme juridique et ses identifiants figurent dans les mentions légales. Le fonctionnement du comparateur, étape par étape, est décrit sur la page consacrée à la méthode.
Vos données
Les informations que vous transmettez servent à préparer votre devis et à vous mettre en relation avec les assureurs concernés par votre demande. Nous nous engageons à ne pas céder vos coordonnées à des tiers pour une prospection sans lien avec cette demande.
Le règlement général sur la protection des données n'interdit pas toute transmission de données : il l'encadre, en imposant une base légale, une information claire et des destinataires identifiés. La page de confidentialité détaille ces bases légales, les destinataires et les durées de conservation.
Vos droits d'accès, de rectification, d'effacement et d'opposition s'exercent sur simple demande, par les moyens indiqués sur cette même page.
Ce que nous ne prétendons pas
Nous n'écrivons pas qu'un contrat est le meilleur du marché. Revendiquer un tel classement sans preuve relèverait de la pratique commerciale trompeuse, et le meilleur contrat dépend de votre situation, de ce que vous voulez protéger et du prix que vous acceptez d'y mettre.
Voici ce que cette page ajoute à une liste de logos, et c'est le point à retenir : elle dit ce qui manque. Un panel daté, des mécanismes d'absence expliqués, des engagements écrits comme des engagements. Notre travail est de rendre la comparaison possible, pas de trancher à votre place.