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Fiscalité assurance vie

Fiscalité assurance vie

Deux rachats du même montant, sur deux contrats différents, ne produisent pas le même impôt. En 2026, ce qui décide de la note n’est pas d’abord le cap des huit ans : c’est la part de gains contenue dans la somme retirée, calculée au prorata, puis le taux applicable, puis la date à laquelle vous appuyez sur le bouton. Cette page décompose les trois, avec les articles et les taux en vigueur, et indique ce qu’il faut demander à l’assureur avant de retirer quoi que ce soit.

Mise à jour le 16 septembre 2026

La procédure pas à pas

01

Sans rachat, pas d’impôt sur le revenu

Tant que rien ne sort du contrat, l’impôt sur le revenu ne se déclenche pas : ni les plus-values latentes, ni les arbitrages entre supports ne constituent un fait générateur. Une seule exception, et elle est importante : les intérêts du fonds en euros supportent chaque année les prélèvements sociaux, au taux de 17,2 % maintenu pour l’assurance vie en 2026 (le taux général des revenus du capital, lui, est passé à 18,6 %).

02

Demandez la part de gains du rachat envisagé

Un rachat n’est jamais taxé en bloc. L’assureur calcule la proportion de gains qu’il contient, selon la formule de l’article 125-0 A du CGI, et ce chiffrage se demande gratuitement avant l’opération. C’est le seul montant qui compte : le reste du retrait est du capital, jamais imposable.

03

Avant huit ans : 12,8 % plus 17,2 %, ou l’option barème

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, les gains retirés avant le huitième anniversaire du contrat subissent un prélèvement forfaitaire de 12,8 % d’impôt sur le revenu, auquel s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif reste ouverte à la déclaration, mais elle est globale : elle vaut pour tous vos revenus de capitaux mobiliers de l’année.

04

Après huit ans : abattement, puis 7,5 % ou 12,8 %

Un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune s’applique aux gains retirés. Au-delà, le taux est de 7,5 % tant que l’ensemble des primes nettes détenues ne dépasse pas 150 000 €, puis de 12,8 % pour la fraction correspondant aux primes au-delà de ce seuil. Ce seuil se calcule sur tous vos contrats, pas sur un seul.

05

Vérifiez l’imprimé fiscal unique l’année suivante

L’assureur adresse chaque année un imprimé fiscal unique reprenant les montants déclarés à l’administration. Comparez-le avec votre déclaration préremplie avant de valider : c’est le document qui fait foi, et une erreur de report se corrige beaucoup plus facilement au printemps qu’après un avis d’imposition.

Le seul levier calendaire de la fiscalité des rachats tient en une date : le 31 décembre. L’abattement de 4 600 € ou 9 200 € s’apprécie par année civile, donc un rachat important scindé entre décembre et janvier en consomme deux. Deuxième date à retenir, le 30 novembre : c’est la limite pour demander la dispense de prélèvement à la source au titre de l’année suivante.

Sans retrait, pas d’impôt sur le revenu

L’impôt sur le revenu ne porte jamais sur les sommes versées. Il ne porte que sur les gains, et seulement au moment où une partie sort du contrat. Tant que l’argent reste en place, il n’y a pas de fait générateur : plus-values latentes, intérêts capitalisés, arbitrages d’un support vers un autre, rien de tout cela ne déclenche d’impôt sur le revenu.

C’est la différence pratique avec un compte-titres ordinaire, où chaque cession est imposable même si le produit de la vente reste sur le compte. Dans une assurance vie, vous pouvez passer d’un fonds actions à un fonds obligataire en 2026 sans qu’une ligne apparaisse sur votre déclaration.

Une exception, et elle n’est pas mineure. Sur le fonds en euros, les prélèvements sociaux sont opérés chaque année au moment où les intérêts sont inscrits en compte (article L136-7, II, 3° du code de la sécurité sociale). Vous ne les voyez pas passer, mais ils réduisent le capital qui travaille l’année suivante. Écrire qu’un contrat non racheté « ne déclenche aucune taxation » est donc inexact : il ne déclenche aucun impôt sur le revenu, ce qui n’est pas la même chose.

Sur les unités de compte, les prélèvements sociaux ne sont dus qu’au rachat ou au dénouement. Un contrat majoritairement investi en unités de compte laisse donc travailler l’intégralité des gains plus longtemps, effet mécanique qui joue dans un sens comme dans l’autre puisque la note arrive d’un coup à la sortie.

La part taxable d’un rachat se calcule au prorata

Quand vous retirez une somme, l’administration ne considère pas qu’elle est faite uniquement de gains. Elle la décompose entre le capital versé, jamais imposable, et les produits, imposables, dans la même proportion que celle du contrat entier. La formule figure à l’article 125-0 A du CGI et l’arithmétique tient en une ligne : gains imposables = rachat moins (versements totaux multipliés par le rapport entre le rachat et la valeur du contrat).

Un exemple purement illustratif, construit pour montrer le mécanisme et non pour refléter un contrat réel. Vous avez versé 50 000 € sur un contrat qui vaut 60 000 €. Le rachat porte sur 12 000 €, soit un cinquième de la valeur. Le capital réputé remboursé est donc un cinquième de 50 000 €, soit 10 000 €, et la part de gains imposable ressort à 2 000 €.

Reprenez le même rachat de 12 000 € sur un contrat où les mêmes 50 000 € versés valent désormais 100 000 €. Le rachat représente cette fois 12 % de la valeur, le capital remboursé 6 000 €, et la part imposable grimpe à 6 000 €. Même retrait, même épargnant, trois fois plus de gains taxables.

La conséquence renverse l’intuition courante. Un retrait important sur un contrat récent ou peu valorisé peut coûter moins d’impôt qu’un petit retrait sur un contrat ancien très performant. Le cap des huit ans compte, mais la structure du contrat compte d’abord.

Cas limite utile à connaître : un rachat sur un contrat en moins-value ne génère aucun gain imposable, puisqu’il n’y a pas de produit à proratiser. Le retrait est alors entièrement composé de capital. Sur un contrat en unités de compte racheté après une baisse, la situation n’a rien d’exceptionnel.

L’assureur effectue ce calcul et le communique sur l’imprimé fiscal unique adressé chaque année. C’est ce document qui alimente la déclaration de revenus ; il se lit, il ne se range pas.

Avant huit ans : 12,8 % ou le barème

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, les gains retirés avant le huitième anniversaire du contrat supportent 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. L’assureur applique au versement un prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % : c’est un acompte, pas l’impôt définitif, et la déclaration de l’année suivante régularise.

Vous pouvez renoncer au taux forfaitaire et opter pour le barème progressif. L’option est globale, elle s’applique à l’ensemble de vos revenus de capitaux mobiliers de l’année (article 200 A, 2 du CGI), et elle se coche une fois pour toutes à la déclaration.

Le raccourci qui traîne partout, « le barème n’a d’intérêt que si votre taux marginal est inférieur à 12,8 % », est incomplet. Le barème ouvre aussi la déduction d’une fraction de la CSG du revenu global de l’année suivante, ce que le forfait ne permet pas. À notre avis, la comparaison se fait foyer par foyer, sur l’ensemble des revenus de capitaux mobiliers, et pas sur le seul rachat.

Troisième voie, souvent ignorée : la dispense de prélèvement à la source. Si votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € pour une personne seule ou à 50 000 € pour un couple soumis à imposition commune, vous pouvez demander à en être dispensé et éviter d’avancer l’impôt. La demande se fait auprès de l’assureur au plus tard le 30 novembre de l’année précédant celle du paiement (service-public.fr, fiche F22414). Après le 30 novembre, la porte se referme pour un an.

Après huit ans : l’abattement annuel, puis 7,5 %

Passé huit ans de détention, deux règles se succèdent dans cet ordre. D’abord un abattement annuel sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. En dessous, aucun impôt sur le revenu n’est dû.

Ensuite, la fraction qui dépasse l’abattement est imposée à 7,5 % pour la part de gains correspondant à des primes n’excédant pas 150 000 €, et à 12,8 % au-delà. Les prélèvements sociaux, eux, ne connaissent pas l’abattement et restent dus sur la totalité des gains.

L’abattement s’apprécie par année civile et par foyer fiscal, pas par contrat. Détenir trois contrats de plus de huit ans ne donne pas droit à trois abattements. En revanche, un rachat étalé sur deux années civiles en consomme deux, ce qui suppose de décider avant le 31 décembre plutôt qu’au printemps suivant.

L’étalement est un levier, pas le seul. L’option pour le barème, le choix du contrat sur lequel on rachète selon la date de ses primes, l’avance, et les cas d’exonération de l’article 125-0 A, I quinquies du CGI en sont d’autres. Présenter l’abattement comme l’unique paramètre pilotable revient à ignorer les quatre autres.

Le seuil de 150 000 € s’apprécie sur toutes vos primes

Ce seuil n’est ni un plafond de versement ni un plafond par contrat. Il s’apprécie sur l’encours de primes nettes que vous détenez, tous contrats d’assurance vie et de capitalisation confondus, au 31 décembre de l’année précédant le rachat.

Le point que la moitié des pages sur le sujet rate, et que la version précédente de cette page ratait aussi : ce calcul retient l’ensemble des primes, quelle que soit leur date de versement, y compris celles antérieures au 27 septembre 2017 (BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-15, § 160). Seule l’application du taux de 7,5 % ou de 12,8 % est réservée aux primes versées depuis cette date. Confondre les deux conduit à sous-estimer son encours et à annoncer un taux qui ne sera pas appliqué.

Primes nettes veut dire versements diminués des remboursements de primes déjà compris dans les rachats antérieurs. Autrement dit, un contrat sur lequel vous avez déjà retiré ne compte pas pour son montant versé d’origine. L’assureur tient ce compte ; demandez-le plutôt que de le reconstituer.

Le dépassement n’efface pas le taux réduit sur l’ensemble. Les gains se répartissent proportionnellement : la part correspondant aux primes sous le seuil reste à 7,5 %, celle correspondant aux primes au-delà passe à 12,8 %. Pour un épargnant dont l’encours reste éloigné de 150 000 €, cette règle n’a aucun effet pratique.

Les primes versées avant le 27 septembre 2017

Un contrat ancien alimenté récemment contient deux compartiments de primes, soumis à deux régimes distincts. L’assureur les sépare dans ses calculs ; le souscripteur, lui, découvre souvent leur existence au premier rachat.

Pour les primes antérieures au 27 septembre 2017, les gains relèvent du barème progressif ou, sur option, d’un prélèvement forfaitaire libératoire dont le taux dépend de l’ancienneté du contrat. Après huit ans, ce taux est de 7,5 % et ces gains bénéficient aussi de l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €. Pour les durées plus courtes, les taux applicables se vérifient contrat en main auprès de l’assureur : ils ne se devinent pas.

L’ordre d’imputation de l’abattement entre les deux compartiments obéit à des règles précises, appliquées par l’assureur. Ce qu’il faut retenir tient en une phrase : la date de chaque versement pèse autant que la date d’ouverture du contrat.

Notre position, assumée comme telle : sur un contrat qui mélange les deux régimes, aucun calcul fait à la maison ne remplace le chiffrage écrit de l’assureur avant l’opération. Il est gratuit et il engage l’assureur sur ses propres chiffres.

Prélèvements sociaux : 17,2 % en 2026, au fil de l’eau ou au rachat

En 2026, le taux des prélèvements sociaux sur les produits d’assurance vie reste de 17,2 %, décomposé en 9,2 % de CSG, 0,5 % de CRDS et 7,5 % de prélèvement de solidarité. Ce chiffre mérite d’être écrit avec sa portée, car le taux général des revenus du capital est passé à 18,6 % (CSG portée à 10,6 %) par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, sans que l’assurance vie soit concernée (service-public.fr, fiche F2329).

Conséquence pratique en 2026 : une page qui recopie 18,6 % sur toutes les lignes se trompe pour ce produit, et l’écart d’1,4 point n’est pas négligeable sur un rachat important.

Ces prélèvements s’appliquent aux gains quelle que soit l’ancienneté du contrat, et sans abattement d’aucune sorte. Sur le fonds en euros, ils sont opérés chaque année sur les intérêts inscrits en compte. Sur les unités de compte, ils sont dus au rachat ou au dénouement.

Une régularisation intervient à la sortie pour tenir compte des moins-values enregistrées sur les unités de compte du même contrat. Elle peut donner lieu à une restitution lorsque des prélèvements ont porté sur des gains ultérieurement effacés. Le calcul est fait par l’assureur et figure sur le décompte de l’opération.

Retenez le principe. Sur un contrat de plus de huit ans, un rachat resté sous l’abattement est exempt d’impôt sur le revenu, jamais de prélèvements sociaux.

Les cas où l’impôt sur le revenu disparaît

L’article 125-0 A, I quinquies du CGI exonère d’impôt sur le revenu les gains d’un rachat dans quatre situations, quelle que soit l’ancienneté du contrat : licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité relevant de la deuxième ou de la troisième catégorie, et cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire.

L’exonération vise le souscripteur ou, selon les cas, son conjoint ou son partenaire de PACS. Elle est enfermée dans un délai : le rachat doit intervenir avant la fin de l’année qui suit celle de l’événement (service-public.fr, fiche F22414). Un licenciement notifié le 5 mai 2026 ouvre donc une fenêtre qui se referme le 31 décembre 2027.

Les prélèvements sociaux restent dus. L’exonération ne porte que sur l’impôt sur le revenu, et cette précision change le montant net perçu.

La situation se signale à l’assureur, justificatif à l’appui, avant l’opération. Un rachat effectué sans l’avoir déclarée subit la fiscalité de droit commun, et la régularisation ultérieure demande du temps et des courriers.

L’avance et le transfert : deux opérations qui ne déclenchent pas l’impôt

De nombreux contrats prévoient une avance : l’assureur prête une somme gagée sur la valeur du contrat, que vous remboursez ensuite. L’épargne reste investie et continue de produire ses gains.

Fiscalement, une avance n’est pas un rachat et ne constitue donc pas un fait générateur, à condition de respecter les conditions du contrat, en particulier la durée et le remboursement effectif. Une avance qui n’est pas remboursée peut être requalifiée en rachat, avec la fiscalité correspondante. Si votre contrat prévoit cette faculté, elle se demande : elle n’est pratiquement jamais proposée d’elle-même.

L’avance a un coût, exprimé par un taux d’intérêt fixé par l’assureur. Ce coût se compare à l’impôt qu’aurait généré un rachat équivalent. Sur un besoin court et un contrat très valorisé, la comparaison mérite d’être faite ; sur un besoin durable, elle penche généralement dans l’autre sens.

Deuxième opération neutre, moins connue : le transfert. Depuis l’article 72 de la loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, un contrat peut être transformé en un autre contrat d’assurance vie du même assureur, notamment vers des supports en unités de compte ou en euros-croissance, sans perdre son antériorité fiscale. Le compteur des huit ans continue de courir. Ce mécanisme ne fonctionne qu’à l’intérieur d’une même compagnie : changer d’assureur suppose bien de racheter et d’ouvrir, avec le compteur qui repart à zéro.

Au décès, un autre régime

Tout ce qui précède concerne les rachats effectués du vivant du souscripteur. Le dénouement par décès relève d’une logique séparée, qui ne connaît ni le cap des huit ans, ni l’abattement de 4 600 €, ni l’impôt sur le revenu.

Ce régime dépend de l’âge de l’assuré au moment de chaque versement. Les primes versées avant 70 ans relèvent de l’article 990 I du CGI, celles versées après de l’article 757 B. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés dans les deux cas.

Les montants, les abattements et la rédaction de la clause bénéficiaire sont traités sur la page consacrée à l’assurance vie et à la succession. Retenez ici la seule chose qui compte pour un arbitrage courant : un rachat important réduit mécaniquement le capital que la clause transmettra.

Avant un rachat, quatre vérifications

Le problème est toujours le même : l’épargnant décide du montant à retirer, puis découvre l’impôt. L’ordre correct est l’inverse, et il tient en quatre gestes.

Vérifiez d’abord la date d’ouverture du contrat et la date de vos versements. Ces deux dates, et non le montant, déterminent le régime applicable. Demandez ensuite à l’assureur le chiffrage écrit de la part de gains contenue dans le rachat envisagé, avec l’impôt et les prélèvements sociaux correspondants. C’est gratuit, c’est rapide, et cela vaut mieux qu’une estimation au jugé.

Examinez ensuite l’étalement si le rachat dépasse l’abattement annuel disponible, en sachant que la décision se prend avant le 31 décembre. Et vérifiez enfin, avant de clôturer un contrat ancien pour aller ailleurs, ce que l’ancienneté vaut : chez le même assureur, un transfert au titre de la loi du 22 mai 2019 la conserve ; chez un autre, elle est perdue.

Le résultat de cette séquence est concret. Le même besoin de trésorerie, traité en novembre plutôt qu’en janvier, ou scindé sur deux années, ne coûte pas le même impôt. La date pèse ici autant que le montant, et c’est le seul paramètre que vous maîtrisez entièrement.

Ces éléments décrivent des règles générales et ne constituent pas un conseil personnalisé. Une situation patrimoniale particulière se traite avec un professionnel qui dispose de l’ensemble des éléments du foyer.

Questions fréquentes

Ce que les lecteurs demandent le plus

Une assurance vie est-elle imposable ?
Pas tant que rien n’en sort, s’agissant de l’impôt sur le revenu : il ne se déclenche qu’au rachat, et seulement sur la part de gains qu’il contient. Les prélèvements sociaux, eux, sont prélevés chaque année sur les intérêts du fonds en euros, au taux de 17,2 % pour l’assurance vie en 2026.
Les prélèvements sociaux sont-ils prélevés chaque année ?
Sur les intérêts du fonds en euros, oui, au fil de l’eau, au moment de leur inscription en compte (L136-7, II, 3° du code de la sécurité sociale). Sur les unités de compte, ils ne sont dus qu’au rachat ou au dénouement, avec une régularisation qui tient compte des moins-values du contrat.
Quel taux avant huit ans ?
Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % sur la part de gains du rachat. L’assureur prélève un acompte de 12,8 % que la déclaration régularise. L’option pour le barème progressif reste ouverte, mais elle vaut pour tous vos revenus de capitaux mobiliers de l’année.
Que se passe-t-il au-delà de l’abattement après huit ans ?
Le taux est de 7,5 % pour la part de gains correspondant à des primes n’excédant pas 150 000 €, et de 12,8 % au-delà, hors prélèvements sociaux. Le seuil de 150 000 € se calcule sur l’ensemble de vos primes nettes détenues au 31 décembre précédent, tous contrats confondus et quelle que soit leur date de versement.
Les prélèvements sociaux passent-ils à 18,6 % sur l’assurance vie en 2026 ?
Non. Le taux général des prélèvements sociaux sur les revenus du capital est bien de 18,6 % en 2026, mais le taux de 17,2 % est maintenu pour l’assurance vie, comme pour les revenus fonciers et quelques autres produits (service-public.fr, fiche F2329).
Comment est taxée une assurance vie au décès ?
Selon l’âge de l’assuré au moment de chaque versement, et non selon l’ancienneté du contrat : article 990 I du CGI pour les primes versées avant 70 ans, article 757 B pour celles versées après. Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés. Les montants sont détaillés sur la page assurance vie et succession.

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