Devis assurance obsèques
Pour qui souhaitez-vous préparer ce contrat obsèques ?
Date de naissance de la personne à assurer :
Quel type de contrat recherchez-vous ?
Montant de capital envisagé :
Le coût moyen d’obsèques en France se situe entre 3 500 et 5 000 €.
Comment préférez-vous cotiser ?
Avez-vous une préférence pour les funérailles ?
Avez-vous déjà un contrat obsèques ou une assurance décès ?
De quel type de contrat s’agit-il ?
Quelle est votre adresse de résidence ?
Quel est votre prénom ?
Quel est votre nom ?
Quelle est votre adresse e-mail ?
Quel est votre numéro de téléphone ?
Dernière étape avant vos offres
J'accepte les conditions générales d'utilisation et la politique de confidentialité.
Merci, votre demande est prête
Nous comparons les offres correspondant à votre profil. Un conseiller peut vous accompagner si vous le souhaitez.
L'envoi ouvre votre messagerie avec le récapitulatif déjà rempli. Vous n'avez plus qu'à valider.
Vos données restent confidentielles et ne sont jamais revendues.
Ce que ce questionnaire mesure
Le questionnaire commence par trancher entre deux logiques : verser un capital à un proche, ou financer à l'avance des funérailles décrites poste par poste. Il mesure ensuite trois données qui font le tarif. La date de naissance fixe la cotisation et, selon le contrat, la durée du délai d'attente. Le capital envisagé fixe ce que le contrat pourra payer. Le mode de cotisation, enfin, décide du coût total, qui peut dépasser le capital lui-même.
À avoir sous la main
- un devis-type d'opérateur funéraire, consultable sur le site internet des communes de plus de 5 000 habitants de votre département
- la date de naissance de la personne à assurer
- une idée du capital, chiffrée à partir de ce devis-type plutôt qu'au jugé
- les références de tout contrat obsèques ou assurance décès déjà souscrit : le questionnaire vous le demande
- vos choix déjà arrêtés : inhumation ou crémation, commune, type de cérémonie
- le nom de la personne qui recevra le capital ou veillera au respect de vos volontés
La réponse qui engage le plus
Capital ou prestations. Ce choix commande tout le reste : qui organise les obsèques, qui règle l'opérateur, et quelles protections légales s'appliquent. Le montant garanti se discute encore après la signature si le contrat le prévoit ; la nature du contrat, elle, se change mal. Tranchez cette question avant d'arriver au troisième écran du questionnaire, pas en le remplissant.
Étape 1. Choisir entre contrat en capital et contrat en prestations
Le contrat en capital laisse la main aux proches. Le contrat en prestations les décharge de l'organisation. Tout le reste découle de cette différence.
En capital, l'assureur verse une somme à la personne désignée, qui organise les funérailles et règle l'opérateur de son choix. La formule est souple : la somme suit les décisions de la famille, y compris un changement d'avis sur la crémation ou sur le lieu. Sa limite tient au temps. Si la revalorisation reste inférieure à la hausse du coût des obsèques, le capital choisi à 60 ans peut ne plus suffire à 85.
En prestations, le capital est adossé à une convention avec un opérateur funéraire, qui s'engage sur des prestations décrites à l'avance : cercueil, transport, cérémonie, inhumation ou crémation. Vos volontés sont écrites et financées, et la famille n'a plus à choisir dans l'urgence. À notre avis, c'est la formule qui convient à qui veut décharger ses proches ; qui préfère leur laisser le dernier mot choisira le capital.
Trois questions permettent de trancher. Voulez-vous décider du détail vous-même ? Vos proches pourront-ils organiser vite, sachant que l'inhumation ou la crémation intervient au plus tard six jours après le décès ? Et, pour un contrat en prestations, le document décrit-il chaque poste avec précision ?
Ce que la loi impose à un contrat en prestations
Le code général des collectivités territoriales encadre les contrats qui prévoient des prestations d'obsèques à l'avance. Une clause qui n'en définit pas le contenu détaillé et personnalisé est réputée non écrite (article L2223-34-1). Le même article impose de préciser l'affectation des bénéfices techniques et financiers : on y revient à l'étape 3.
Le contrat doit aussi prévoir la faculté de changer d'opérateur funéraire (article L2223-35-1), sous peine de 15 000 € d'amende par infraction. Déménager ou changer d'opérateur n'est donc pas une faveur à négocier : c'est une possibilité que le contrat doit organiser. Demandez seulement comment elle s'exerce, par écrit.
Les différents types de contrats obsèques · La convention obsèques avec un opérateur funéraire
Étape 2. Chiffrer le capital à partir d'un devis-type, pas d'une moyenne
Le repère le plus utile pour chiffrer un capital est public et gratuit. Chaque opérateur funéraire habilité doit établir des devis conformes à un modèle fixé par arrêté, les actualiser tous les trois ans et les déposer auprès des communes de plus de 5 000 habitants de son département (code général des collectivités territoriales, article L2223-21-1). Depuis le 1er juillet 2022, ces communes les publient sur leur site internet.
Le modèle a changé en 2025. L'arrêté du 11 février 2025 remplace celui du 23 août 2010 pour les devis établis à compter du 1er juillet 2025. Un devis-type se lit donc comme une base comparable d'un opérateur à l'autre, à laquelle vous ajoutez vos propres choix.
Une autre obligation s'ajoute à l'automne 2026. À compter du 1er octobre 2026, le décret n° 2026-770 et un arrêté, tous deux du 13 août 2026, imposent aux opérateurs funéraires de mettre à disposition une notice d'information standardisée. Elle liste les prestations obligatoires et celles qui dépendent des circonstances, et mentionne la possibilité d'interroger l'AGIRA pour savoir si un contrat obsèques existe déjà.
Ce site ne publie pas de coût moyen des obsèques : aucune source publique retrouvée n'en fournit un de manière vérifiable. La méthode ci-dessous vous donne un chiffre à vous, en quatre temps.
- Additionnez les prestations du devis-type d'un opérateur proche de chez vous, ou de deux pour comparer.
- Ajoutez vos choix personnels : type de cérémonie, inhumation ou crémation, transport vers une autre commune.
- Ajoutez ce que le contrat ne couvre pas forcément : concession, monument, marbrerie, entretien de la sépulture, sauf mention expresse.
- Comparez le total à la tranche de capital proposée par le questionnaire, en gardant une marge pour l'évolution des prix d'ici au décès.
Étape 3. Vérifier la revalorisation
Un capital fixé en 2026 sera dépensé dans dix, vingt ou trente ans. Entre-temps, les tarifs funéraires évoluent, et rien n'assure qu'ils suivent le rendement du contrat. Voilà le problème.
Pour les contrats en prestations, la loi apporte une partie de la solution. Chaque année où le solde du compte financier est positif, au moins 85 % de ce solde créditeur doit être affecté au contrat, au prorata de ses provisions mathématiques (CGCT, article L2223-34-1). Cette participation aux résultats est obligatoire. Son niveau, lui, dépend des résultats de l'assureur, et elle ne garantit pas que le capital suive la hausse du coût des obsèques.
Pour un contrat en capital, ne présumez pas la même règle : le texte vise les contrats qui prévoient des prestations à l'avance. Lisez la clause de revalorisation et l'information annuelle que l'assureur vous adresse.
Deux questions sont à poser avant de signer : quels taux de revalorisation ont été servis ces dernières années, et le contrat est-il revalorisé pendant la période de cotisation comme après ?
Le résultat se contrôle ensuite, sans effort. Les devis-types étant actualisés tous les trois ans, relisez le capital de votre contrat au même rythme. Si l'écart se creuse, un complément se discute plus facilement à 65 ans qu'à 80.
Étape 4. Choisir le mode de cotisation : unique, temporaire ou viager
Le mode de cotisation pèse parfois plus lourd que le capital dans le coût total.
Le versement unique règle la question en une fois. Les cotisations temporaires étalent l'effort sur une durée fixée à la souscription, au terme de laquelle le contrat est payé. Les cotisations viagères courent jusqu'au décès : sur une longue vie, leur cumul peut dépasser le capital garanti. Faites calculer par l'assureur, par écrit, l'âge à partir duquel ce dépassement se produit.
Lisez ensuite la clause de délai d'attente. Un contrat peut limiter la garantie en cas de décès par maladie pendant une première période, par exemple au remboursement des cotisations, tout en couvrant l'accident dès la souscription. Il s'agit d'une clause contractuelle, pas d'une règle légale : sa durée et son effet varient d'un contrat à l'autre.
Reste la question de l'arrêt des paiements. Le code des assurances y répond (article L132-23). Une assurance temporaire décès ne comporte ni réduction ni rachat. Pour les autres contrats d'assurance sur la vie, l'assureur ne peut pas refuser la réduction ou le rachat dans les conditions fixées par ce texte : cesser de cotiser ne fait pas perdre, à lui seul, ce qui a été versé.
Sur un sujet pareil, une semaine de réflexion avant de signer ne coûte rien. Et la loi vous laisse un délai après la signature.
Payer ses obsèques de son vivant · Délai de carence
Étape 5. Après la signature : 30 jours pour renoncer, et comment sortir ensuite
Après la signature d'un contrat d'assurance sur la vie, vous disposez de 30 jours calendaires pour y renoncer, à compter du moment où vous êtes informé de sa conclusion (code des assurances, article L132-5-1). La renonciation s'envoie par lettre recommandée ou par envoi recommandé électronique avec avis de réception. L'assureur rembourse alors l'intégralité des sommes versées dans les 30 jours qui suivent la réception.
Passé ce délai, une erreur fréquente consiste à envoyer une « résiliation » comme pour une assurance habitation. Un contrat obsèques souscrit sous forme d'assurance sur la vie n'obéit pas aux règles des contrats de dommages. La résiliation à tout moment après un an vise une liste fermée de contrats, dont l'auto, l'habitation et la complémentaire santé (code des assurances, articles L113-15-2 et R113-11). Et l'article L113-12, qui fait courir le délai de résiliation annuelle depuis le cachet de la poste ou la date d'expédition, précise qu'il ne s'applique pas aux assurances sur la vie.
La sortie passe alors par l'arrêt des cotisations, avec mise en réduction, ou par le rachat lorsque le contrat en comporte un (voir l'étape 4). Demandez à l'assureur, par écrit, la valeur de rachat et le capital réduit avant de décider.
Étape 6. Désigner le bénéficiaire et prévenir deux personnes
Un contrat obsèques que personne ne connaît ne sert à rien le jour où il devrait jouer. La désignation mérite donc la même attention que le capital.
Deux erreurs reviennent. Désigner quelqu'un sans le prévenir. Et désigner une personne qui vit loin, alors que les obsèques s'organisent en quelques jours.
Trois précautions suffisent. Informez au moins deux personnes de l'existence du contrat, du nom de l'assureur et du numéro de contrat. Rangez une copie avec vos papiers importants, pas dans un coffre bancaire dont l'accès se complique après un décès. Écrivez enfin vos volontés en séparant ce que le contrat finance de ce qu'il ne finance pas.
Si le contrat reste ignoré malgré tout, il peut être retrouvé. Toute personne qui pense être bénéficiaire peut interroger l'AGIRA. L'organisme transmet la demande aux assureurs dans les 15 jours, et chaque assureur concerné informe le demandeur dans un délai d'un mois de l'existence d'une stipulation en sa faveur (code des assurances, article L132-9-2).
Rédiger la clause bénéficiaire
Sans contrat : ce que la banque et la succession permettent
L'absence de contrat ne laisse pas la famille sans solution. Sur présentation de la facture des obsèques, la banque du défunt peut régler l'opérateur funéraire en prélevant sur ses comptes, dans la limite de 5 965 € (code monétaire et financier, article L312-1-4).
Les frais funéraires se déduisent aussi de l'actif de la succession, à hauteur de 1 500 € (code général des impôts, article 775).
Le temps, lui, ne se négocie pas. L'inhumation ou la crémation a lieu 24 heures au moins et 6 jours au plus après le décès, dimanches et jours fériés non compris (CGCT, articles R2213-33 et R2213-35). La famille peut donc devoir avancer les frais avant que la banque ou un assureur ne paie. C'est l'argument le plus concret en faveur d'un contrat en prestations lorsque les comptes risquent d'être bloqués ou la succession d'être longue : l'opérateur y est réglé directement.
Ce que le bénéficiaire devra fournir, et ce que le capital ne paie pas
Au décès, l'assureur demande en général un acte de décès, une pièce d'identité du bénéficiaire, les références du contrat et, selon la formule, la facture de l'opérateur funéraire. En prestations, l'opérateur désigné est réglé directement. En capital, la somme est versée au bénéficiaire après instruction du dossier.
Le capital finance les frais funéraires : mise en bière, cercueil, transport, cérémonie, inhumation ou crémation. Il ne couvre pas nécessairement la concession, le monument, la marbrerie ou l'entretien de la sépulture, sauf mention expresse. Il ne règle pas davantage la succession, qui suit son propre circuit.
Un dernier point est à faire écrire : le sort d'un éventuel excédent, lorsque le coût réel des obsèques reste inférieur au capital. La réponse dépend de la rédaction du contrat et, en prestations, de la convention passée avec l'opérateur. Posez la question avant de signer, plutôt que de laisser la famille la découvrir avec la facture.
Gratuit et sans engagement, concrètement
Demander un devis ne crée aucune obligation de souscrire, et vous pouvez abandonner le questionnaire à tout moment. Vos réponses servent à établir les propositions qui vous sont faites ; la page sur la confidentialité décrit l'usage qui en est fait.
Une erreur de bonne foi corrigée avant la souscription se règle par un recalcul de cotisation. Découverte après un sinistre, elle peut réduire l'indemnité à proportion de l'écart de prime.
Un devis ne vous engage pas, et il n'engage pas davantage l'assureur : selon le code des assurances, la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, et seule la police ou la note de couverture constate leur engagement réciproque (article L112-2). Faites préciser par écrit la date d'effet et, si l'assureur en indique une, la période pendant laquelle il maintient le tarif proposé.
Comment vos données sont traitées · Guide de l'assurance obsèques · Lexique de l'assurance