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Logement & biens

Assurance habitation

En habitation, les déceptions viennent rarement d'un refus de garantie : elles viennent du montant versé. Deux paramètres le commandent, la valeur mobilière que vous avez déclarée et le traitement de la vétusté.

Gratuit · 2 minutes · sans engagement · mis à jour le 02 août 2026

Assurance habitation
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Sélection 2026

Notre sélection des meilleures offres d'assurance habitation

Notre sélection d'assureurs sur ce produit, dans l'ordre où nous les mettons en avant. Le classement complet est disponible page dédiée.

RangAssureurNoteAtout principal
1MAAF4.4/5Un héritage artisan qui se voit encore sur les contrats des petits pros
2MAIF4.5/5Des conseillers salariés, non commissionnés sur la vente
3MACIF4.3/5Une vente en direct, sans commission d'intermédiaire dans le prix
4GMF4.2/5Un ciblage clair sur les agents publics et leurs proches
5AXA4.1/5Un interlocuteur unique du contrat auto au contrat d'entreprise
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Habitation

Pourquoi comparer votre assurance habitation ?

On lit les contrats à votre place pour ne faire ressortir que ceux qui vous correspondent.

Garanties décryptées

Conditions générales, IPID et exclusions analysées pour repérer ce qui compte vraiment.

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On écarte les contrats inadaptés à votre situation pour vous faire gagner du temps.

Le juste prix

À garanties équivalentes, on compare les cotisations sur votre profil et on vous montre l'écart.

La sous-déclaration se paie au sinistre, jamais à la souscription

Quand la valeur des biens déclarée est inférieure à la valeur réelle, l'assureur peut appliquer une règle proportionnelle et réduire l'indemnité dans le même rapport. Une cotisation allégée par une déclaration basse revient donc à s'auto-assurer sans le savoir.

Faites l'inventaire une fois, photos et factures à l'appui, et relisez-le après tout achat important. Cet exercice fastidieux est le seul qui change concrètement le montant reçu après un incendie ou un cambriolage.

Quatre lignes séparent deux contrats vendus au même prix

Le rééquipement à neuf du mobilier, le plafond des objets de valeur, le dommage électrique et la protection juridique. Ces postes ne figurent pas sur la page de souscription et se lisent dans les conditions générales.

Comparez-les plafond par plafond avant la cotisation. Un écart de quelques euros par mois se rattrape en une seule indemnisation mal calibrée.

Tarifs

Quel budget pour votre assurance habitation ?

Aucun montant n'est affiché ici : nous ne publions que des chiffres sourcés, et il n'existe pas de prime moyenne publiée pour chaque produit et chaque profil. Ce tableau situe seulement les niveaux de garanties les uns par rapport aux autres. Ce qui fixe réellement votre cotisation, c'est votre profil, le niveau de formule retenu, le montant des franchises et le mode de fractionnement.

ProfilNiveau de garantiesNiveau de cotisation
ÉconomiqueFormule d'entrée, franchises plus élevées
ÉquilibréBon rapport garanties / prix€€
Protection maximaleGaranties étendues, franchises réduites€€€
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Formules

Quelle formule d'assurance habitation choisir ?

Formule essentielle

La formule essentielle couvre les garanties de base d’un logement : dégât des eaux, incendie et responsabilité civile.

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Formule confort

La formule confort ajoute le vol, le vandalisme et le bris de glace à la couverture essentielle.

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Formule tous risques

La formule tous risques couvre un large éventail de dommages, y compris accidentels, avec des plafonds élevés.

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Garanties

Les garanties clés

Garantie dégât des eaux

La garantie dégât des eaux couvre le sinistre le plus fréquent : fuites, infiltrations et débordements.

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Garantie vol

La garantie vol indemnise le cambriolage sous conditions d’effraction, souvent avec des plafonds par objet.

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Responsabilité civile

La responsabilité civile vie privée est incluse d'office dans une multirisque habitation. Elle paie les dommages que vous, vos enfants ou vos animaux causez à un tiers, pas vos propres pertes.

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Selon votre profil

Une assurance habitation adaptée à votre situation

Changer d'assurance

Changer d'assurance habitation : mode d'emploi

La résiliation d’une assurance habitation est libre après un an (loi Hamon) et possible en cours d’année lors d’un déménagement ou d’une vente.

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Identifiez le motif

Après un an sans motif, ou à tout moment en cas de changement de situation.

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Souscrivez le nouveau contrat

Sans interruption de couverture, surtout si vous êtes locataire.

Deux déclarations pilotent le contrat, et une seule est vérifiée avant le sinistre

La cotisation se calcule à partir de ce que vous décrivez : la surface, le nombre de pièces principales, le statut d'occupation, la nature de la construction, la présence de dépendances, le niveau de protection contre le vol.

Ces éléments sont pris pour argent comptant à la souscription. Personne ne vient mesurer. La vérification a lieu après, quand un expert se déplace pour évaluer un dommage, et elle porte alors sur tout le contrat en même temps.

Deux mécanismes distincts s'appliquent selon la nature de l'écart. Quand la déclaration est inexacte de bonne foi et découverte après le sinistre, le Code des assurances prévoit une réduction de l'indemnité proportionnelle au rapport entre la cotisation payée et celle qui aurait été due. Un logement déclaré à trois pièces et occupé comme un quatre pièces ouvre cette réduction. Quand la déclaration est intentionnellement fausse, la sanction est la nullité du contrat : les cotisations restent acquises à l'assureur et rien n'est versé.

La parade tient en une habitude de trois minutes. Relisez vos conditions particulières une fois par an, et signalez par écrit tout changement dans les quinze jours : agrandissement, changement de statut d'occupation, installation d'une piscine, mise en location d'une pièce. Un avenant coûte quelques euros ; une réduction proportionnelle coûte une fraction de l'indemnité.

La vétusté est la ligne qui transforme un remboursement en participation

Sur le mobilier, l'indemnisation part de la valeur de remplacement au jour du sinistre, à laquelle l'expert applique un coefficient de vétusté fonction de l'âge et de l'état du bien. Un canapé de huit ans ne se rembourse pas au prix d'un canapé neuf.

C'est la raison d'être de la garantie de rééquipement à neuf, qui rachète tout ou partie de cette vétusté. Elle mérite d'être lue de près, parce qu'elle est presque toujours bornée sur trois axes.

Le premier est un plafond de vétusté rachetée, souvent exprimé en pourcentage de la valeur à neuf. Au-delà, le rachat cesse.

Le deuxième est une limite d'ancienneté : les biens dépassant un certain âge sortent du dispositif et retombent en valeur d'usage.

Le troisième, le plus concret, est l'obligation de remplacer effectivement le bien. L'assureur verse d'abord l'indemnité en valeur vétusté déduite, puis le complément sur présentation de la facture d'achat du bien de remplacement, dans un délai fixé au contrat. Un assuré qui décide de ne pas racheter garde la première part et perd la seconde.

Sur le bâtiment, la logique est voisine mais s'exprime en valeur de reconstruction à neuf, avec une vétusté déduite puis rachetée sous condition de reconstruction. Les délais sont plus longs, la mécanique identique.

Le vol se garantit sous conditions, et ce sont elles qui font les refus

Le vol est la garantie où l'écart entre ce que croit l'assuré et ce que dit le contrat est le plus large.

Trois conditions reviennent dans la plupart des contrats. La preuve d'une effraction, d'une escalade ou d'un usage de fausses clés, établie par les constatations et le dépôt de plainte. Le respect des moyens de protection déclarés : si vous avez déclaré une porte blindée et trois points de fermeture pour obtenir un tarif, l'absence de ces éléments se retourne contre vous. Et la mise en service effective de ces protections au moment du vol, ce qui vise directement les périodes d'inhabitation.

C'est ce dernier point qui surprend le plus. Beaucoup de contrats prévoient une clause d'inhabitation : au-delà d'un nombre de jours consécutifs d'absence, la garantie vol est suspendue ou soumise à des conditions renforcées. Le seuil figure aux conditions générales et se vérifie avant un long déplacement, pas après.

Les objets de valeur suivent un régime propre. Bijoux, montres, œuvres, matériel de collection : ils font l'objet d'un sous-plafond global, parfois complété d'un plafond par objet, et d'une condition de rangement en coffre au-delà d'un certain montant. Un contrat peut garantir 40 000 € de mobilier et limiter à quelques milliers d'euros l'ensemble des bijoux. La ligne se trouve dans le tableau des garanties, jamais sur la page de souscription.

Dégât des eaux : la garantie paie les conséquences, pas la cause

C'est le sinistre le plus fréquent en habitation, et celui dont la logique est la plus mal comprise.

Le contrat indemnise les dommages causés par l'eau : parquet gondolé, plafond taché, meubles abîmés, papier peint décollé. Il n'indemnise pas, en règle générale, la réparation de l'élément qui a fui. Remplacer le flexible percé, ressouder la canalisation, changer le joint reste à la charge du propriétaire de l'installation.

Entre les deux se trouve la recherche de fuite, prise en charge par beaucoup de contrats dans un plafond dédié, quand elle suppose des travaux destructifs pour localiser l'origine. Cette garantie n'est pas systématique et se vérifie ligne à ligne.

Quand le sinistre implique plusieurs logements ou une copropriété, une convention entre assureurs organise la prise en charge et désigne celui qui gère le dossier, afin d'éviter que chacun renvoie l'assuré vers le voisin. Elle simplifie la gestion mais ne modifie pas l'étendue de vos garanties : ce que votre contrat ne couvre pas ne devient pas couvert parce qu'une convention s'applique.

Deux exclusions classiques méritent d'être connues avant de découvrir un dégât. Les infiltrations par la toiture ou les façades relèvent souvent d'une garantie distincte, quand elle existe. Et le défaut d'entretien caractérisé, une canalisation rouillée depuis des années, une gouttière jamais nettoyée, ouvre un motif d'exclusion que l'expert documente.

La catastrophe naturelle obéit à des règles que le contrat ne peut pas changer

Le régime des catastrophes naturelles est légal, pas contractuel. Il se déclenche par un arrêté interministériel publié au Journal officiel, qui désigne les communes et les périodes concernées. Sans arrêté, pas de garantie catastrophe naturelle, quelle que soit l'ampleur des dégâts.

Deux conséquences pratiques en découlent, et elles vont dans des sens opposés.

D'un côté, la franchise est fixée par la réglementation et ne se rachète pas. Aucun contrat ne peut la supprimer, aucun assureur ne peut la négocier. Elle s'applique même aux contrats haut de gamme.

De l'autre, le délai de déclaration est plus long que le délai ordinaire : trente jours à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel, depuis le 1er janvier 2023. Un sinistré qui découvre l'arrêté trois semaines après sa parution reste dans les temps.

Attention à ne pas confondre ce régime avec la garantie tempête, qui est contractuelle et se déclenche sans arrêté, sur constatation des vents. Un toit arraché par une tempête ordinaire relève de la seconde ; une inondation relève du premier, sous réserve de l'arrêté.

Le retrait-gonflement des argiles, qui fissure les maisons sur sol argileux, entre dans le régime catastrophe naturelle et suppose donc lui aussi un arrêté visant la commune et la période.

Locataire, propriétaire occupant, bailleur : trois obligations différentes

Le locataire d'un logement vide à usage de résidence principale doit s'assurer contre les risques locatifs et remettre une attestation au bailleur chaque année. La loi du 6 juillet 1989 le prévoit, et le défaut d'assurance constitue un motif de résiliation du bail. Le bailleur peut aussi souscrire une assurance pour compte du locataire et en récupérer le coût majoré sur les loyers.

Attention à la portée de cette obligation minimale : les risques locatifs couvrent ce que le locataire doit au propriétaire, incendie, explosion, dégât des eaux affectant le bâtiment. Ils ne couvrent ni les biens du locataire ni sa responsabilité envers les voisins. Un contrat multirisque habitation ajoute ces deux volets, et c'est pour cela qu'il est presque toujours souscrit à la place.

Le propriétaire occupant en copropriété doit au minimum assurer sa responsabilité civile. En maison individuelle, aucune obligation légale générale ne pèse sur lui, ce qui n'en fait pas une bonne idée : l'incendie de sa maison serait alors à sa seule charge, comme les dommages causés aux voisins.

Le propriétaire non occupant relève d'un contrat distinct, qui couvre le bâtiment et sa responsabilité de bailleur pendant les périodes de vacance et en cas de défaillance de l'assurance du locataire.

L'expertise se prépare, elle ne se subit pas

Après la déclaration, l'assureur mandate un expert. Ce professionnel travaille pour l'assureur ; il n'est pas neutre par construction, il est technique.

Trois gestes changent l'issue du dossier.

Photographier avant de nettoyer. Un logement remis en ordre est un logement dont les dommages ne sont plus démontrables. Les mesures conservatoires urgentes restent bien sûr possibles, et se photographient également.

Constituer un dossier de preuves de propriété et de valeur : factures, tickets, relevés bancaires, photos anciennes du logement, notices, emballages. C'est la pièce qui manque presque toujours et qui décide de la valeur retenue sur le mobilier.

Ne pas jeter les biens endommagés avant le passage de l'expert, sauf risque sanitaire. Un bien détruit et jeté devient un bien dont la valeur se discute sur parole.

Quand le chiffrage proposé ne correspond pas au dommage, l'assuré peut mandater son propre expert, à ses frais, sauf si le contrat prévoit une garantie honoraires d'expert d'assuré. En cas de désaccord persistant, les deux experts en désignent un troisième et la procédure de tierce expertise tranche. Cette voie est prévue par la plupart des contrats et reste peu utilisée.

Changer de contrat : après un an, la porte reste ouverte

Passé la première année, un contrat habitation de particulier se résilie à tout moment, sans frais ni motif, en application de la faculté ouverte par la loi du 17 mars 2014. Le nouvel assureur se charge des formalités et organise la bascule pour éviter la rupture de couverture.

Avant un an, la sortie reste possible aux échéances, avec le préavis prévu, ou lors d'un changement de situation modifiant le risque : déménagement, mariage, divorce, changement de profession, départ à la retraite.

La loi Chatel encadre par ailleurs la reconduction tacite : l'assureur doit rappeler la date limite de résiliation dans un avis envoyé au plus tôt trois mois et au plus tard quinze jours avant cette date. Un avis tardif ou absent rouvre une possibilité de résiliation après la reconduction.

Un point de procédure vaut d'être retenu, parce qu'il fait perdre des dossiers pour un jour de retard : quand un délai de résiliation court, c'est la date d'envoi qui compte, le délai courant à partir de la date du cachet de la poste ou de l'expédition, au titre de l'article L113-12 du Code des assurances.

Ce qu'il faut demander par écrit avant de signer

Un devis habitation compare des cotisations. Trois chiffres, absents du devis, comparent les contrats.

Le capital mobilier assuré et la méthode d'indemnisation associée : valeur d'usage, rééquipement à neuf, et les limites de ce rachat de vétusté.

Le sous-plafond des objets de valeur, avec la condition de coffre s'il en existe une, et le plafond par objet.

Les franchises poste par poste. Une franchise générale basse peut cacher des franchises spécifiques élevées sur le vol, le bris de glace ou le dommage électrique, qui sont précisément les postes où les petits sinistres se produisent.

Ressources

Aller plus loin

Questions fréquentes

FAQ Habitation

L'assurance habitation est-elle obligatoire ?
Pour un locataire, oui, avec une attestation à fournir chaque année. Pour un propriétaire en copropriété, la responsabilité civile au moins est obligatoire.
Que couvre la garantie dégât des eaux ?
Les dommages causés par l'eau, pas la réparation de la cause. La recherche de fuite est parfois prise en charge, la remise en état de la canalisation rarement.
Dans quels délais déclarer un sinistre ?
Cinq jours ouvrés en général, deux jours ouvrés pour un vol, et trente jours après publication de l'arrêté pour une catastrophe naturelle.

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