Comment cet annuaire a été construit
Le périmètre tient en deux chiffres : 8 marques, 18 modèles, choisis parmi les véhicules les plus courants du parc français des particuliers. France Assureurs recense 46,0 millions de véhicules assurés en première catégorie en 2025 ; l'annuaire ne prétend pas les couvrir, il part des modèles que les lecteurs regardent le plus souvent avant d'acheter. C'est une sélection éditoriale, et nous l'assumons comme telle.
Trois critères ont guidé la sélection : la présence du modèle dans les demandes de devis les plus fréquentes, la diversité des segments, de la citadine au SUV, et celle des motorisations, du thermique à l'électrique en passant par l'hybride. Un annuaire qui n'aligne que des citadines thermiques n'apprend rien sur ce qui fait varier une cotisation.
Ce que cet annuaire ne fait pas mérite d'être dit dès l'entrée. Il ne classe aucun modèle par prix d'assurance. Il n'attribue aucun montant à un assureur nommé. Il ne garantit aucun tarif, pour une raison simple : aucune source publique ne publie de prime moyenne par modèle, et nous ne publions pas de chiffre que nous ne pouvons pas sourcer.
Chaque fiche marque renvoie vers les modèles couverts, et la date de mise à jour figure sous le titre de la page. Ce qu'il apporte, en revanche, c'est la mécanique : ce que le véhicule change au tarif, ce qu'il ne change pas, et comment obtenir le chiffre exact de la version que vous envisagez.
Les 8 marques et 18 modèles de l'annuaire
Chaque marque ouvre une fiche qui détaille ses modèles et ce qu'il faut regarder sur le devis. Les segments indiqués ci-dessous sont ceux du catalogue, pas un classement tarifaire : un SUV n'est pas automatiquement plus cher à assurer qu'une berline, et l'inverse se rencontre aussi.
Le point d'attention change d'une marque à l'autre, et il tient rarement à la puissance. Une motorisation électrique concentre la question sur la batterie de traction et sur le protocole de diagnostic après choc. Chez les hybrides, c'est la double chaîne de traction et ses pièces spécifiques. Les compactes et SUV premium déplacent le sujet vers le coût des éléments de carrosserie et des capteurs. Quant aux citadines à gros volumes, la disponibilité des pièces joue dans l'autre sens, et c'est ce qui rend une Sandero moins coûteuse à réparer qu'une compacte allemande de valeur comparable.
- Renault, avec la Clio (citadine), le Captur (SUV urbain) et la Mégane (berline) : trois segments, trois profils de réparation, une gamme très présente dans les réseaux de pièces.
- Peugeot, avec la 208 (citadine), la 308 (berline) et le 3008 (SUV) : surveillez la ligne bris de glace, un pare-brise équipé de caméras se recalibre après remplacement.
- Citroën, avec la C3 (citadine) et la C4 (compacte) : deux modèles à fort volume, dont la version et la finition changent plus le classement que le nom du modèle.
- Volkswagen, avec la Polo (citadine) et la Golf (compacte) : valeur de revente élevée, à croiser avec les conditions de la garantie vol.
- Toyota, avec la Yaris (citadine hybride) et la Corolla (berline hybride) : la motorisation hybride ajoute des organes que tous les réseaux ne réparent pas.
- Tesla, avec la Model 3 (berline électrique) et le Model Y (SUV électrique) : batterie de traction, réseau de réparateurs agréés et délais d'immobilisation à vérifier avant la formule.
- Dacia, avec la Sandero (citadine) et le Duster (SUV) : pièces peu coûteuses et largement disponibles, ce qui pèse sur la question tous risques ou tiers étendu.
- BMW, avec la Série 1 (compacte premium) et le X1 (SUV premium) : équipements de série nombreux, coût de réparation plus élevé, conditions de garantie vol souvent renforcées.
Le classement par version que les assureurs utilisent
Les assureurs français s'appuient sur une classification établie par l'association Sécurité et Réparation Automobiles, dite SRA, qui référence les véhicules version par version selon des critères de réparabilité et d'exposition au vol. C'est le niveau auquel se joue le classement : pas la marque, pas même le modèle, mais la version, avec sa motorisation, sa finition et son année.
Cette granularité explique des écarts qui paraissent absurdes vus depuis la fiche technique. Deux véhicules de même puissance fiscale peuvent se situer à plusieurs crans d'écart parce que l'un utilise des pièces peu coûteuses et disponibles, tandis que l'autre impose des éléments de carrosserie collés, une peinture spécifique ou des capteurs à recalibrer.
Le classement se révise au fil des données de sinistres. Un modèle peu volé à son lancement peut devenir une cible, et son tarif d'assurance suit, sans que rien n'ait changé chez le conducteur. C'est la raison pour laquelle une cotisation augmente parfois sur une voiture qu'on n'a pas touchée.
Ce qui a renchéri la réparation, tous modèles confondus
Les aides à la conduite d'abord : une caméra ou un radar logés dans le pare-brise ou dans un bouclier imposent un recalibrage après remplacement, facturé en plus de la pièce. Un bris de glace sur un véhicule équipé n'a plus rien de commun avec le même bris sur un véhicule qui ne l'est pas.
Viennent ensuite les matériaux. Alliages et assemblages collés réduisent les possibilités de redressage : on remplace là où l'on réparait, et l'écart entre les deux gestes se lit sur la facture.
L'électrification enfin. La batterie de traction représente une part importante de la valeur du véhicule, et son diagnostic après un choc obéit à des protocoles stricts. Un dommage apparemment mineur peut conduire à un remplacement d'organe, ou à un classement en véhicule économiquement irréparable.
Le contexte de marché confirme la direction. France Assureurs relève pour 2025 un ratio combiné comptable net de 101,2 % des primes en automobile des particuliers, en hausse de 0,9 point : la branche verse et gère plus qu'elle n'encaisse. C'est le fait vérifiable qui explique les hausses tarifaires, et il vaut mieux que n'importe quelle formule commerciale.
Ce que le modèle ne décide pas
Le véhicule fixe une base, pas la cotisation. Plusieurs paramètres du tarif relèvent d'un barème réglementaire et ne bougent pas d'un modèle à l'autre, et c'est ce qu'aucun annuaire ne dit.
Le coefficient de réduction-majoration en est l'exemple le plus net. L'annexe à l'article A121-1 du code des assurances pose une réduction de 5 % par année sans sinistre avec un plancher à 0,50, une majoration de 25 % par sinistre responsable avec un plafond à 3,50, et le retour à un coefficient au plus égal à 1 après deux années consécutives sans sinistre. Le même texte prévoit, à son article 10, que ce coefficient est automatiquement transféré lorsque vous remplacez votre véhicule ou en acquérez un supplémentaire, à conducteurs habituels identiques. Changer de modèle ne remet donc pas le compteur à zéro.
La surprime catastrophes naturelles obéit elle aussi à un tarif fixé par arrêté. Depuis le 1er janvier 2025, l'article A125-2 du code des assurances la fixe, pour les véhicules terrestres à moteur, à 9 % des primes afférentes aux garanties vol et incendie, ou, à défaut, à 0,75 % des primes afférentes aux garanties dommages. Elle figure sur tous les contrats, quel que soit le modèle.
Restent les paramètres qui vous appartiennent : l'ancienneté du permis, l'usage déclaré, le lieu de stationnement, la commune. Aucune moyenne de prime par région ou par commune n'est publiée en accès libre, et nous n'en publierons donc pas. Le repère de marché existant est global : France Assureurs relève en 2025 une prime moyenne de 511 € hors taxes pour un véhicule de première catégorie en mono contrat, en hausse de 6,5 %. Hors taxes, la taxe sur les conventions d'assurance s'ajoutant au montant réellement payé.
Obtenir le prix exact d'une version avant de signer
Le problème se pose toujours au même moment : devant le bon de commande, avec deux finitions en tête et aucune idée de ce que l'assurance coûtera sur l'une ou sur l'autre. Un annuaire raisonne par modèle ; un assureur raisonne par version. Aucune page publique ne peut reconstituer ce classement à votre place.
La solution tient en une demande de devis faite avant la signature, et faite correctement. Donnez le numéro d'immatriculation du véhicule que vous envisagez lorsqu'il existe déjà, ou le code national d'identification du type, le CNIT, porté sur le certificat d'immatriculation et que le vendeur peut vous communiquer sur un véhicule neuf. C'est le niveau de précision auquel l'assureur travaille.
Deux pièces complètent le dossier et personne n'y pense au moment de comparer. Le relevé d'information, d'abord : votre assureur doit vous le délivrer à la résiliation du contrat, ou dans les quinze jours d'une demande expresse de votre part (annexe à A121-1, article 12). Il porte votre coefficient et l'historique des sinistres retenus contre vous, et il se lit ligne à ligne, parce qu'il arrive qu'un sinistre y figure à tort. Les conditions particulières de votre contrat en cours, ensuite, donnent les franchises réellement appliquées, garantie par garantie, ce qu'aucun devis concurrent ne reprend spontanément.
Le résultat de cette démarche est un chiffre opposable, et c'est toute la différence. L'article L112-2 du code des assurances le dit sans détour : la proposition d'assurance n'engage ni l'assuré ni l'assureur, seules la police ou la note de couverture constatent leur engagement réciproque. Vérifiez aussi, sur les modèles recherchés, les conditions que certains contrats posent à la garantie vol, stationnement en lieu clos, antivol homologué, traceur : ce ne sont pas des réductions de prime, ce sont des conditions de garantie.
Récapitulatif des 18 modèles, sans colonne de prix
Voici les 18 modèles de l'annuaire, avec leur segment et le point à vérifier en priorité sur le devis. Aucune colonne de prix ne figure ici, et ce n'est pas un oubli : la section suivante explique pourquoi.
- Renault Clio, citadine : formule adaptée à la valeur résiduelle, et franchise dommages.
- Renault Captur, SUV urbain : équipements d'aide à la conduite et coût du recalibrage.
- Renault Mégane, berline : version et motorisation exactes, qui changent le classement.
- Peugeot 208, citadine : garantie bris de glace et pare-brise équipé.
- Peugeot 308, berline : finition retenue, souvent décisive sur le classement.
- Peugeot 3008, SUV : conditions de la garantie vol et lieu de stationnement déclaré.
- Citroën C3, citadine : formule au tiers étendu ou tous risques selon la valeur.
- Citroën C4, compacte : motorisation, thermique ou électrique, à préciser au devis.
- Volkswagen Polo, citadine : garantie vol et dispositif antivol exigé.
- Volkswagen Golf, compacte : valeur de revente et base d’indemnisation prévue au contrat.
- Toyota Yaris, citadine hybride : prise en charge des organes de la chaîne hybride.
- Toyota Corolla, berline hybride : réseau de réparateurs agréés et délai d’immobilisation.
- Tesla Model 3, berline électrique : couverture de la batterie de traction et assistance.
- Tesla Model Y, SUV électrique : protocole de diagnostic après choc et véhicule de remplacement.
- Dacia Sandero, citadine : intérêt réel du tous risques au regard de la valeur.
- Dacia Duster, SUV : usage déclaré, notamment si le véhicule sert hors agglomération.
- BMW Série 1, compacte premium : franchise dommages et coût des éléments de carrosserie.
- BMW X1, SUV premium : conditions de la garantie vol, souvent renforcées.
Ce que ces pages ne publieront pas
Aucun tarif par assureur nommé, aucune moyenne par modèle, aucune fourchette par région. La raison n'est pas commerciale, elle est documentaire : ni France Assureurs, ni la DREES, ni l'ACPR ne publient ces données en accès libre. Une page qui les affiche construit une estimation maison et la présente comme un relevé.
Nous préférons dire ce que nous ne savons pas. Le seul repère chiffré défendable sur ce sujet est global, et il figure plus haut : la prime moyenne d'un véhicule de première catégorie en mono contrat, publiée par France Assureurs pour 2025. Notre baromètre de l'assurance auto reprend ces chiffres avec leur source.
Cette page sert donc à éliminer des versions avant l'achat et à savoir quoi demander à un assureur. Elle ne sert pas à prévoir un montant, et c'est la limite la plus utile qu'un annuaire puisse s'imposer.
Un mot enfin sur les fiches marques et modèles vers lesquelles cette page renvoie. Elles décrivent le véhicule, ses motorisations et les points à vérifier au contrat. Là où un montant y apparaît encore, il s'agit d'un ordre de grandeur de démonstration et non d'un relevé de marché : ne l'utilisez pas comme une prévision de cotisation, et demandez un devis sur la version exacte avant de signer.
